Dirigeant « social » : un état d’esprit

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Note de l’éditeur : Nous aimerions aujourd’hui vous présenter une nouvelle auteure du blog : Marta Carrió. Marta possède un Doctorat en Réputation professionnelle (UPF), un MBA Executive obtenu à l’ESADE, un Master en Communication sociale (UPF) et un Master en Gestion marketing (UPF). Elle est en outre technicienne en analyse du comportement dans les réseaux sociaux (COLPIS). Elle est partenaire chez Plan, une société de conseil spécialisée dans la mesure, l’analyse et la gestion de la réputation professionnelle dans les environnements connectés et hors ligne. Nous vous souhaitons la bienvenue.

J’aime beaucoup suivre et retweeter les messages de Leslie Gaines-Ross, une responsable reconnue en stratégie de réputation chez Weber Shandwick (site Web en anglais). Dans son dernier message, elle nous fait part de ce qui est selon elle, point de vue que je partage d’ailleurs, un dirigeant « social ». Ses commentaires s’appuient sur un billet que Spencer Rascoff, Président-Directeur Général de Zillow, l’un des principaux portails d’information sur les maisons en vente aux États-Unis, a publié sur son blog, dans lequel il exposait ce que signifiait être un dirigeant « social ». Aperçu de ce que nous dit M. Rascoff (article original en anglais) :

« Cela m’a fait réfléchir sur l’essence même du dirigeant social. Dans mon cas bien sûr, cela signifie que je participe sur les réseaux sociaux à travers Twitter, Facebook, Pinterest, Zillow et, bien sûr, dans mes deux blogs. Mais cela va plus loin. Il s’agit d’un état d’esprit. Être dirigeant « social » implique d’être toujours accessible – envers mes employés, nos annonceurs, nos partenaires et nos utilisateurs.

[…] Lorsque Zillow s’est inscrit en Bourse en juillet 2011, je craignais que nous soyons forcés de réduire notre « sociabilité ». Mais nous nous sommes battus pour conserver notre culture « sociale ». Et cela aura été moins difficile que prévu. Certes, beaucoup de domaines restent hors de portée « sociale » : les résultats financiers, les déclarations de prospection ou autres thèmes du style. Mais je peux continuer à parler publiquement de la société et de notre stratégie, ainsi que participer à des discussions et débattre sur la place qu’occupe Zillow dans son secteur. Je pense que les directeurs généraux qui décident de ne pas participer aux réseaux sociaux pour ne pas s’attirer les foudres des investisseurs sont purement et simplement écartés du jeu. C’est bien sûr leur droit s’ils ne veulent pas utiliser les médias sociaux. Mais qu’ils ne viennent pas ensuite jeter la faute sur les avocats des conséquences de ce manque de transparence envers leurs pairs. »

Comme nous l’indiquent Gaines-Ross et M. Rascoff, être PDG « social » relève de l’état d’esprit des dirigeants qui comprennent que le risque en matière de réputation est absolument lié, la plupart du temps, aux décisions stratégiques prises par les organisations. Et que c’est à la direction qu’il incombe en dernier ressort de préserver la réputation de l’entreprise.