Entreprise collaborative : 5 impacts sur la gestion de vos talents

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Talents

Vous avez besoin de vos talents pour jouer votre partition

Lorsqu’une entreprise perd son dynamisme, certains signes ne trompent pas. Les meilleurs employés sont souvent les premiers à quitter le navire et peuvent engager l’entreprise dans une spirale descendante.
Pourtant ce n’est pas une fatalité et c’est même le moment d’engager une véritable révolution de culture. Dans cet article, je souhaite vous présenter les bénéfices d’un passage à l’entreprise collaborative sur la gestion de vos talents.

1.     Employés stimulés  par l’acquisition de nouvelles compétences

Combien d’exemples d’employés constatant « J’ai accumulé assez d’expérience » ? Ce constat sous-entend l’entrée dans une routine où il ne s’agit plus que d’appliquer l’expérience assimilée pour répondre aux objectifs donnés.

Dans l’entreprise collaborative, nous ne sommes plus uniquement cantonnés à réaliser nos objectifs mais amenés à aider les autres, et participer indirectement aux objectifs globaux de l’entreprise. Nous gagnons en compétences que nous pouvons utiliser dans de nouveaux contextes. Le sentiment d’engagement vis-à-vis des autres est stimulant, d’autant plus s’il s’appuie sur des concepts tels que la gamification et s’il est valorisé par le management.

2.     Réduction des coûts de rotation du personnel

Le turnover des employés est une épine dans le pied de nombreuses entreprises. La  perte de compétences et d’expériences d’un personnel qualifié se traduit par des coûts abyssaux pour l’entreprise et représente d’autant plus un danger que ces coûts sont difficilement calculables.
Chaque personne dans l’entreprise a pu créer des liens sociaux permettant de véhiculer le savoir et de gagner en compétences. Casser ces liens réduit les facultés de l’entreprise à transférer l’information en interne.

Les réseaux sociaux d’entreprise donnent la faculté de recentraliser l’information et la garder de façon hiérarchisée et permanente. La documentation et les conversations importantes sont accessibles au niveau des groupes, ainsi chaque nouvel entrant peut s’approprier plus rapidement les connaissances nécessaires et les liens sociaux importants pour son travail.

3.     Collaborateurs connectés à la mission et aux valeurs de l’entreprise

« Nous avons tous besoin de penser que la majorité de notre temps passé à travailler a un impact positif à l’extérieur »

Vos collaborateurs seront d’autant plus fidèles à leur entreprise qu’ils se reconnaissent dans sa mission et ses valeurs. Nous avons tous besoin de penser que la majorité de notre temps passé à travailler a un impact positif à l’extérieur. Ce ne sont pas uniquement des notions à expliciter sur la page profil de l’entreprise. Elles doivent être ressenties et partagées par les employés mais surtout, ce sont ces derniers qui les font évoluer.

Dans une entreprise connectée, les échanges font émerger régulièrement de nouvelles valeurs. C’est le rôle des managers de rester à l’écoute, séparer le bon grain de l’ivraie, puis les retranscrire de façon formelle.

4.     Suppression de la culture du secret et rétention d’informations

Selon Crozier et Friedberg, l’information et l’expertise  sont deux sources de pouvoir. Dans l’entreprise traditionnelle, la rétention d’information assure la stabilité de son poste  et  permet de gagner en importance. C’est bien entendu  contre-productif pour l’entreprise comme pour ses membres.

Selon Johanna Habib, « la création de connaissances est définie comme un processus dynamique de développement de nouvelles représentations, concepts ou artefacts permis par les interactions sociales et la mobilisation de différents types de connaissances. »

En d’autres termes, C’est par l’acquisition de connaissances existantes que se développent de nouvelles connaissances. Et c’est en partageant qu’on acquiert les connaissances existantes. Le pouvoir, guidant l’interaction des membres dans un groupe, est dorénavant dans l’influence que chacun exerce pour créer de la connaissance. On assiste alors à la formation de leaders naturels, reconnus pour leur capacité à rassembler et à communiquer.

5.     L’entreprise comme organisation d’êtres humains créateurs

Nous sommes des animaux sociaux. Par cette expression, Aristote souhaitait souligner que notre identité est construite par nos rapports avec autrui ; nous avons fondamentalement besoin des autres pour exister. Le management post-révolution industrielle a tenté d’effacer l’humanité  de l’entreprise afin de ne pas altérer la machine productive. Nous subissons encore les séquelles de cette période.
C’est en recentrant l’organisation sur les rapports humains, que chacun peut s’épanouir en tant qu’être humain pour ainsi mettre en valeur la capacité de l’Homme à créer.