5 nouvelles tendances du Cloud Computing

Tendances du cloud computingLe Cloud Computing s’est imposé comme une référence majeure du monde IT depuis 2012 : centre névralgique de toutes les attentions, des innovations technologiques et facteur de bouleversements économiques à un point tel que beaucoup d’experts le présentent comme une révolution industrielle informatique. Celui-ci évolue pour servir au mieux les besoins des clients, s’enrichit de nouveaux acteurs qui apparaissent ou se renouvellent au travers d’un processus de destruction créatrice ; c’est donc tout naturellement qu’il émerge en son sein de nouvelles tendances, dont les linéaments s’observent à mesure que les fournisseurs prennent des initiatives, et que les utilisateurs finaux consomment l’IT autrement. Parmi les nouveaux phénomènes du Cloud Computing, et sans établir de liste exhaustive, nous pouvons citer :

  • Le Cloud Hybride qui est le cheval de bataille de nombreux opérateurs de Cloud Computing (slidesha.re/16rOgcQ). Il représente de manière générale la composition de deux ou plus infrastructures Cloud (selon le NIST, National Institute of Standards and Technology) ; mais l’on emploi régulièrement ce terme pour désigner l’utilisation du Cloud Public et du Cloud Privé. Il y a ainsi une combinaison d’approches intégrant des environnements privés « in-house », ou bien hébergés, virtualisés ou non, et externalisés auprès de fournisseurs tiers comme Windows Azure. Il s’agit donc de faire le choix de la diversité, l’acquisition des avantages de ces deux mondes : sécurité (protection des données), gouvernance, agilité, disponibilité et maîtrise des coûts. Avant d’adopter une stratégie multi-cloud, il est aussi nécessaire de se poser les bonnes questions en ce qui concerne les besoins de son entreprise, l’orientation que l’on souhaite impulser. S’agit-il d’améliorer le time-to-market ? Répondre à une problématique mêtier ? Etc…
  • Le Cloud verticale désigne l’ensemble des ressources mises à disposition pour un secteur particulier, qui possède donc un business model, des besoins ou encore des process spécifiques. Le domaine de la santé est souvent cité pour ce type de Cloud.
  • Le Disaster recovery-as-a-service (DRaas) est un ensemble de procédures offert par un fournisseur tiers afin d’aider l’entreprise à développer et mettre en œuvre un DRP (Disaster Recovery Plan). Malgré tous les efforts que font les acteurs du Cloud Computing pour limiter les risques, il n’existe pas de structure sans faille, dans sa conception (infrastructure pensée selon scénarios catastrophes) ou dans son exploitation (facteur humain). Les catastrophes naturelles très présentes ces dernières années doivent nous faire prendre conscience que le risque zéro n’existe pas, et qu’il faut donc penser un plan en amont. Ce courant de pensée s’alimente de la « théorie du cygne noir », développé par Nassim Nicholas sous forme de métaphore ; il montre qu’il existe des évènements imprévisibles ayants un fort impact, des conséquences négatives, et d’autant plus que l’on ne s’y prépare pas.
  • L’ « Internet of things » ou internet des objets (IdO) est le prolongement d’internet dans le monde réel, habituellement circonscrit au numérique. Le pont entre ces deux sphères est rendu possible par des codes-barres, des URLs, URI (Uniform Resource Identifier) ou tout autre moyen qui permet de rendre unique un objet (Shampoing, animal, voitures…) ; de l’identifier en tant que tel et suivre par exemple sa localisation en temps réel ou d’autres informations le concernant. Si ce concept n’est pas nouveau, l’ampleur du phénomène est quant à lui plus récent et laisse entrevoir un grand nombre d’opportunités business ou l’amélioration des process existants (logistique, achat…). Ou encore favoriser l’émergence de la réalité augmentée. Les amateurs de science-fiction y verront peut-être les prémisses de l’ubiquitous computing, ou tous les objets de la vie quotidienne contiendraient un processeur.
  • Le Cloud accessible en offline ou comment rendre disponible des offres Saas en offline. Les modes de vie nomades (aéroport, gare…) ont rendu indispensable la possibilité pour un utilisateur final de pouvoir accéder sans internet à des données, puis établir une synchronisation lorsqu’une connexion est de nouveau disponible ; donc faire remonter les nouvelles informations à partir du terminal de l’utilisateur vers l’application en ligne.