Définitions et concept: Le Cloud Computing

Le Cloud Computing possède différentes définitions qui ne font pas toutes l’unanimité des professionnels. Certains prestataires entretiennent cette confusion pour ne pas révéler la véritable nature de leurs services. Il ne faut donc pas tenir uniquement compte du marché de l’IT pour appréhender ce qu’est le Cloud, même si l’on peut faire le constat de départ suivant : il s’agit d’une solution technologique, proposée par un prestataire, qui confère de l’agilité, permet l’automatisation des tâches et une réduction des TCO (coûts de possession). Néanmoins, il est possible de mentionner les caractéristiques qui permettent de qualifier une offre de service Cloud et de la différencier avec celle qui ne le serait pas.

Deux organismes ont tenté le regroupement de ses aspects, le NIST (National Institute of Standards and Technology) et la CIGREF qui est un réseau de grandes entreprises. Pour eux, le Cloud possède les attributs suivants :

-Un espace virtuel qui peut être sur un ou plusieurs serveurs physiques
-Un espace qui contient des informations fragmentées
-Ces fragments sont dupliqués et répartis
-Il possède une console de restitution pour reconstituer ces fragments en une information intelligible (exemple : System Center de Microsoft)
-Il propose un service à la demande en self-service (l’interface permet de paramétrer sa configuration, puis payer pour utiliser les services en très peu de temps, voire presque instantanément).
-Un accès large au réseau
-Il met à la disposition de l’utilisateur un pool de services
-Il permet de gagner en agilité
-Il offre des services mesurés : il est « dimensionnable », c’est-à dire qu’il s’adapte parfaitement à la volumétrie nécessaire en terme de calculs pour répondre aux besoins des applications.
-Il permet l’automatisation de nombreuses tâches
-Il confère des avantages économiques

Le Cloud se compose aussi de trois modèles de services et de quatre modèles de déploiements. Il est fréquent de représenter le Cloud sous la forme de trois strates qui impliquent un niveau de service différent et qui s’adresse à un utilisateur bien distinct. On distingue le SaaS, le PaaS et le IaaS que nous développerons dans les sections suivantes.

Le Cloud Computing n’est donc pas une notion homogène, il se décompose en 4 principaux modèles :

-Le Cloud privé : l’infrastructure informatique de Cloud est accessible uniquement pour une seule organisation, avec plusieurs utilisateurs comme les divisions d’affaire qui la composent. Ce parc informatique est géré par l’entreprise ou un prestataire en « on-premise » ou en dehors de son bâtiment.

-Le Cloud communautaire : celui-ci est dédié à l’usage exclusif d’une communauté particulière d’utilisateurs d’une seule organisation ou non,  qui ont en commun les mêmes intérêts ou missions; l’infrastructure peut être localisée en on-premise ou dans un lieu externe.

-Le Cloud public : il s’agit d’une infrastructure de Cloud ouverte pour l’utilisation d’un large public (entreprises, universités…) avec un accès distant multi-sites, sur différents terminaux (ordinateurs, mobiles, tablettes…). Le fournisseur prend entièrement à sa charge la gestion, la sécurité et le maintien de l’infrastructure informatique qu’il met à disposition d’une entreprise.

-Le Cloud hybride : Il est constitué d’une pluralité de Cloud (Public et Privé très souvent). Le client associe sa technologie avec celle du fournisseur et externalise une partie seulement du traitement, du stockage de données sur la plateforme de Cloud Public ; et conserve dans son parc informatique les applications, données qu’il juge sensibles.

Michael Ulryck est blogueur, passionné par le marketing digital et le domaine IT ; après avoir travaillé dans le e-commerce (greenrepublic.fr) et le Cloud computing (Microsoft), il conseille en tant que freelance des entreprises qui souhaitent améliorer leur présence sur le web (webmarketing-referencement.fr).