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  • Ignasi Alcalde le 09/01/2014 à 12:33 Permalien | Répondre  

    eSkills: Compétences et apprentissage au XXIème siècle 

    Estimation du temps de lecture: 5 minutes

    Note de l’éditeur: Il y a quelques jours nous avions parlé des qualités nécessaires d’un leader transformationnel. Aujourd’hui, nous souhaitons approfondir le sujet concernant les compétences nécessaires pour tout professionnel de notre époque avec cet article publié sur le blog de Ignasi Alcalde (en espagnol).

    La société en réseau dans laquelle nous sommes immersés détermine un nouvel espace à l’échelle mondiale dans lequel les entreprises souhaitant être compétitives dans ce nouveau contexte et exploiter le potentiel de la révolution numérique dans une société globale, interconnectée et interdépendante doivent utiliser les TIC de façon stratégique et former leurs équipes, de la base aux cadres supérieurs, pour acquérir les compétences numériques nécessaires.

    En ligne avec cette réflexion, j’ai pu récemment lire le eSkills manifiesto de Don Tapscott, célèbre auteur de Wikinomics, qui souligne l’importance des e-compétences et des compétences numériques pour stimuler la compétitivité, la productivité et l’innovation et faciliter le professionnalisme et l’employabilité. Les eSkills, ou compétences numériques, sont la clé non seulement pour faire face à un environnement numérique mondial, mais aussi pour faciliter l’acquisition des connaissances, des aptitudes et des compétences que les gestionnaires et les employés des entreprises se doivent de maitriser pour se mettre à niveau dans un processus d’apprentissage continu et efficace.

    La formation à ces nouvelles eSkills facilite l’émergence d’un nouveau domaine dans la gestion des connaissances, appelé PKM (acronyme de Personal Knowledge Management) ou gestion des connaissances personnelles.  Selon Wikipedia la gestion des connaissances personnelles est un ensemble de processus qu’une personne utilise pour recueillir, classer, stocker, rechercher, récupérer et partager les connaissances dans ses activités quotidiennes et la façon dont ces activités facilitent les processus de travail.

    Ce point de vue défend l’idée que les travailleurs de la société de l’information et de la connaissance ont de plus en plus besoin d’être responsables de leur propre croissance et de la gestion de leur apprentissage en mettant l’accent sur ​​le bottom-up de sorte que la hiérarchie n’ait pas besoin de dicter les besoins de formation.

    Si nous allons un peu plus loin, nous devrions intégrer ces compétences à l’école dans une société de réseau permettant l’autonomisation des individus. Se connecter aux autres dans le monde moderne exige un talent spécial pour le réseautage social, qui est une norme de base de tout natif du monde digital. Nous devons éduquer et former les étudiants (et ce dès un âge précoce) à « devenir un nœud actif dans le réseau » où le professeur suggère et encourage l’apprentissage, c’est à dire qu’il rend les étudiants co-responsables de leur processus d’apprentissage, ce qui implique de les doter des compétences pour collecter, trier, stocker, rechercher, récupérer et partager les connaissances dans leurs activités quotidiennes.

    Si nous appliquons ces eSkills de façon efficace, nous pouvons envisager une société « habilitée » à la formation continue, avec des capacités de recherche, de documentation, d’analyse, de synthèse, de contextualisation, d’évaluation critique, collaborative et appliquant ces connaissances circulantes pour la résolution de problèmes.

     
  • Ignasi Alcalde le 20/08/2013 à 09:00 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: , économie collaborative   

    Smart Collaboration: la croissance de la société collaborative 

    Temps de lecture estimé: 6 minutes

    Note de l’éditeur: Ignasi Alcalde nous offre cet article publié plus tôt sur son blog où il parle de la façon dont la collaboration est devenue un élément clé des organisations. Quelles sont les implications de cette nouvelle définition des relations de travail dans les entreprises?

    Nous sommes dans une «nouvelle économie» dans laquelle commencent à dominer les relations de travail non conventionnelles et où la collaboration efficace apparaît comme un point clé. Martin Carnoy dans son livre « La flexibilité du travail à l’ère de l’information» dessine les fondations d’un scénario basé sur les relations de travail dans la « nouvelle économie » en commentant que « Le travail, bien que non voué à disparaître, est bien en pleine mutation. Les deux éléments clés de la transformation sont la flexibilité des processus et l’interconnexion en réseaux des entreprises et des individus au sein des entreprises « . (la suite…)

     
    • TREFEU le 21/08/2013 à 11:25 Permalien | Répondre

      Bonjour,
      article très intéressant ! J’ai cependant une question sur une phrase dans la conclusion. Qu’entendez vous par « la capacité de prendre des décisions autonomes » ?
      Selon vous ce n’était pas le cas jusqu’à maintenant ? Le collaboratif ne pourrait il pas au contraire mener vers des décisions co-choisies ?
      Julien

    • Zyncro Blog le 03/09/2013 à 13:28 Permalien | Répondre

      « Autonome » doit être comparé à la prise décision dans des formes d’organisation hierarchisées et normées. Bien entendu, la capacité décisionnelle de chacun n’est jamais nulle. Cependant nous pensons que cette capacité doit être élargie et dépendre des interactions sociales plus que de l’influence d’un pouvoir hiérarchique.
      Effectivement nous prônons les décisions co-choisies, dans laquelle le collaborateur prend part en autonomie par rapport au pouvoir hiérarchique.

  • Ignasi Alcalde le 29/01/2013 à 09:34 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: , , ,   

    Collaboration efficace : au-delà de réseaux sociaux d’entreprise 

    Temps de lecture estimé : 4 minutes

    Selon Forrester Research, le commerce mondial du logiciel destiné à créer et à gérer des réseaux sociaux d’entreprise va croître de 61 % par an jusqu’à atteindre un chiffre d’affaires d’environ 6,4 milliards de dollars en 2016. Autrement dit, la tendance claire de la place toujours plus centrale des réseaux sociaux d’entreprise dans la communication de l’entreprise se renforce, encourageant la collaboration, la coopération et les synergies entre les employés.

    Le passage de l’intranet statique au réseau social d’entreprise est devenu une réalité, qui fera de ce dernier l’outil de communication principal des entreprises au cours des années à venir. Cette affirmation me semble vraie pour deux raisons principales. La première est que les intranets statiques disposent d’une structure fermée et classée en départements, unités, domaines, dossiers et services, souvent organisés avec une suite de technologies informatiques logiques. Cela reflète un modèle de relation centré sur la production, dont l’organisation s’appuie sur la division du travail et le contrôle minutieux des opérations. Il est clair que dans le contexte actuel de la société de l’information et du savoir du XXIe siècle, en évolution constante et avec des interdépendances à l’échelle mondiale, numérisées et fréquentes, les entreprises ne peuvent plus se limiter à ce type de modèles.

    L’autre raison qui fera que les réseaux sociaux s’imposeront plus clairement encore dans l’environnement professionnel est le concept de « nuage » ou des outils connectés au nuage. En plus d’être économiquement plus attractifs que certaines structures de TI propres, le nuage facilite l’ubiquité et l’accessibilité en temps réel aux informations de l’entreprise par les employés et les clients.

    Mais allons un peu au-delà de l’évidence. J’ai eu l’honneur d’animer récemment, en collaboration avec Laura Rosillo au siège de Madrid de l’UOC (Universitat Oberta de Catalunya) en Espagne, un atelier intitulé « Les 3C : vers une culture de la collaboration en entreprise », au cours duquel nous avons pu réfléchir pendant trois jours avec un groupe de professionnels des RH sur les avantages de la collaboration au sein des organisations pour qu’elles soient plus compétitives dans la nouvelle économie. Nous avons principalement exploré les raisons de « l’économie de la collaboration » et des moyens pour le partage au sein de l’organisation. Il est clair que ce sont les personnes qui détiennent les connaissances et que ces dernières sont dès lors strictement personnelles : elles s’appuient sur l’information, la compréhension, la mise en pratique et sur l’accumulation de l’expérience et l’apprentissage qui s’en suivent, aspects résolument personnels.

     

    Ce point est clairement indiqué par Maite Darceles dans son ouvrage Guides pour la transformation : « Ce qui peut y avoir en dehors de la personne est bien l’information, et non les connaissances. Il peut s’agir des livres des bibliothèques, de toutes sortes d’informations sur Internet, des rapports dans nos fichiers, des statistiques ou des publications scientifiques. Tout cela constitue de l’information qui, grâce aux connaissances des individus, se met en valeur en adoptant diverses formes. Mais si les informations et les données peuvent être systématisées, traitées, ce n’est pas le cas du savoir. Le fait marquant à venir sera son déploiement dans l’organisation, c’est-à-dire comment les personnes apprennent et agissent d’après leurs connaissances, dans une mouvance, une interaction et une récursivité continues ».

    C’est là que se trouve le défi : au-delà de l’outil, il s’agit d’un changement de culture de l’entreprise, conduisant à une transition d’un environnement purement transactionnel et hiérarchique à des espaces d’échange entre les personnes, les idées, les expériences, le savoir, si nous voulons vraiment aller vers une économie du savoir et faire preuve d’innovation et de compétitivité.

    Ignasi Alcalde est conseiller en Social Business et consultant enseignant à l’UOC. Il fait également part de ses réflexions sur le travail collaboratif à travers son blog et sur Twitter.

     

     
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