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  • Joan Alvares le 16/05/2013 à 10:19 Permalien | Répondre
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    Équipes flexibles pour des temps à géométrie variable 

    Temps de lecture estimé : 3 minutes

    Il existe une question qui revient souvent au moment où nous devons présenter notre entreprise : et vous, combien êtes-vous dans votre organisation ? Dans mon cas, j’indique parfois que nous sommes trois, d’autres fois que nous sommes une bonne trentaine, en fonction du besoin d’impressionner que je décelle chez mon interlocuteur. Dans les deux cas, je dis la vérité : chez Poko, nous travaillons avec un noyau de chefs de projets mais aussi avec une équipe flexible, qui s’adapte à chaque projet.

    Je suis de ceux qui pensent que pour réaliser quelque chose de logique, une équipe doit pouvoir s’adapter au projet et jamais l’inverse. Parce que lorsqu’une entreprise refuse de sortir de sa zone de confort, quand elle ne ressent pas le besoin d’impliquer les talents externes et d’explorer au-delà de ses propres connaissances, c’est généralement parce qu’elle produit quelque chose qui existe déjà, souvent relativement superflu, caduque, facilement reproductible.

    Aujourd’hui, les meilleurs restaurants du monde sont ceux qui se sont intéressés à la cuisine qui puise ses idées de domaines aussi divers que l’art, la science ou la conception industrielle. Il y avait pour eux un réel besoin d’engager les meilleurs professionnels dans ces domaines. Il s’agit là de talents qui, dans une structure fixe, n’auraient certainement pas été en mesure de porter ses fruits et qui en outre n’auraient pas de sens si la cuisine devait être immuable. Le projet de demain sera différent de celui d’aujourd’hui, et nous obligera à rechercher des partenariats avec des professionnels différents.

    Dans un monde en constante évolution, Internet nous permet de construire de grandes entreprises sans avoir à construire de grandes structures. L’idée est de créer des écosystèmes de talent, capables de détecter les défis d’un projet et de capter le meilleur spécialiste pour y remédier. Internet invite à la découverte, à la suppression des couches intermédiaires, à la coopération entre professionnels aux talents divers et qui travaillent dans différentes parties du monde. Il incombe à nous-mêmes d’accepter cette invitation.

    Votre organisation parie-t-elle aussi sur des réseaux de collaboration pour différents projets ? Lorsque vous collaborez avec des équipes réparties, vous devez vous assurer qu’elles communiquent correctement pour que tout fonctionne comme prévu. Et pourquoi ne pas utiliser un réseau social d’entreprise pour arriver à vos fins ? Essayez Zyncro !

    Joan Alvares est fondateur de Poko et professeur à l’Istituto Europeo di Design.

     

     
  • Joan Alvares le 26/02/2013 à 09:18 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: gestion du temps, ,   

    Recherche temps à acheter 

    Temps de lecture estimé : 3 minutes

    Note de l’éditeur : Zyncro se préoccupe pour les processus de gestion du temps et du travail. Nous cherchons à ce que les réseaux sociaux d’entreprise les simplifient et nous permettent de gagner du temps pour d’autres choses. Si quelqu’un vous vendait du temps, accepteriez-vous d’en acheter ?

    Moi, je suis preneur : j’achète du temps à quiconque veut bien m’en vendre. À qui ne sait pas quoi en faire. À qui estime qu’il ou elle n’en tire pas profit en travaillant tous les jours à un poste qui ne le ou la motive pas ou qui fait ce qui ne l’intéresse pas.

    Est-ce votre cas ? Je suis sûr que nous nous mettrons d’accord, cela ne fait pas le moindre doute. Le prix ? Je ne sais pas. Je n’ai jamais pensé à vendre le mien. Dites-moi ce qui vous semble un prix équitable. Faites-moi un devis à l’heure, à l’année. C’est comme bon vous semble. En fin de compte, c’est votre temps. Pour le moment, bien sûr. Pour combien le vendez-vous à votre patron en ce moment ? Je vous en offre le double.

    Ne nous méprenons pas : je n’achète pas de l’argent, je parle bien d’acheter du temps. Oui, je sais, le temps c’est de l’argent. Mais pour moi, c’est beaucoup plus que cela : c’est la chose la plus précieuse dont nous disposons. L’argent, ça va et ça vient ; le temps ne revient jamais ! Peut-être que cela vous semblera une idée folle, mais je refuse de séparer mon temps entre « travail » et « vie personnelle », entre affaires et affaires personnelles. En fait, toute personne qui travaille à faire ce qui la passionne peut affirmer qu’elle travaille tout le temps ou qu’elle ne travaille jamais. Ce n’est qu’une question d’angle de vue.

    Et c’est pour ça que je cherche plus de temps. Je ne sais pas à quel moment vous avez décidé de sacrifier onze mois par an à faire ce que vous n’aimez pas faire en échange d’un mois de vacances. J’ai du mal à comprendre comment on peut y voir une bonne affaire. Même si vous le faites en échange d’un très bon salaire, vous aurez sans doute remarqué que même l’argent suppose du temps pour pouvoir en profiter.

    Quand la vie touche à sa fin, la plupart des gens demandent plus de temps, pas plus d’argent. Certains se plaignent de prendre conscience un peu tard qu’ils vont mourir avec le compte courant plus plein que leur âme. À quel point ils ont mal vendu leur temps. Ils réalisent alors que, quand il est trop tard, n’est pas le plus riche celui qui possède le plus, mais bien celui qui nécessite le moins.

    Joan Alvares est fondateur de Poko et professeur à l’Istituto Europeo di Design.

     

     
  • Joan Alvares le 22/11/2012 à 09:57 Permalien | Répondre
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    Patron ou entrepreneur? 

    Temps de lecture estimé : 3 minutes

    D’aucuns diront qu’il s’agit là de deux synonymes. Ou qu’un l’un mène à l’autre. Mais chaque patron n’est pas forcément entrepreneur, ni les entrepreneurs ne sont pas tous des patrons dans l’âme. Par exemple, celui qui hérite d’une entreprise familiale que son père ou son grand-père a créé n’est pas entrepreneur. Tout comme ne sont pas patrons les nombreux individus qui, ayant pourtant quitté leur emploi pour se consacrer à leur passion et risquer leur épargne pour une idée n’ont pas une société montée par eux. Certains n’arriveront d’ailleurs jamais à l’obtenir, mais cela ne leur enlève en rien l’épithète d’entrepreneurs.

    On peut dire que le terme « entrepreneur » est un de ces vocables qui s’utilise tellement qu’il semble démodé avant l’heure. À chaque événement académique, à chaque congrès professionnel ou dans n’importe quelle pépinière d’entreprises, l’on y fait référence constamment, de manière presque obscène. Comme si entrepreneur était un peu une fin en soi. Comme s’il était la seule solution à la crise. Ou comme si ceux qui ont volontairement choisi de travailler en tant qu’indépendants devaient presque s’excuser de ne pas vouloir faire carrière dans une entreprise. Recherche personnes courageuses, optimistes, visionnaires. Et on les exhorte à l’audace, à penser en grand, à créer le prochain Facebook. L’on attend d’eux de monter des entreprises qui croissent d’un mois à l’autre, qui créent des emplois par milliers, qui génèrent des comptes d’exploitation énormes et exaltent d’autant leur ego et leurs poches. En bref : l’évidence est que l’entrepreneur, pour sa pleine et entière réalisation, doit aspirer à devenir un grand patron. Laquelle relève sûrement bien plus du bon gestionnaire que du visionnaire. Il est surprenant que les meilleures écoles de commerce du pays, contrairement aux États-Unis, forment autant de hauts cadres et si peu d’entrepreneurs.

    À ce propos, la phrase que Steve Jobs aura lancée dans les années 80 à John Sculley, PDG de Pepsi à l’époque, afin qu’il accepte le poste de PDG d’Apple, a fait le tour du monde : « Comptez-vous passer le reste de votre vie à vendre de l’eau sucrée ou voulez-vous changer le monde avec moi ? ». Il n’était alors pas question de stock-options, d’un meilleur salaire ni même de repas gratuits dans des restaurants de luxe. Il lui a promis une attitude. C’était l’attitude d’un entrepreneur à un cadre supérieur. Un entrepreneur, certes devenu par la suite propriétaire majoritaire de la société la plus valorisée au monde, mais qui a choisi d’entrer dans l’histoire comme un visionnaire plutôt qu’un entrepreneur. Son besoin constant de réinventer Apple, ou sa parenthèse chez Next puis chez Pixar, l’attestent. Tout cela nous dit que, peut-être, le secret pour entreprendre avec succès se résume à ceci : rester en permanence l’entrepreneur du premier jour.

    Joan Alvares est fondateur de Poko et professeur à l’Istituto Europeo di Design.

     

     
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