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  • Mari Carmen Martin le 06/02/2013 à 09:42 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: , innovations technologiques, technologie sociale   

    Il est temps d’accélérer la mise en œuvre des technologies sociales dans les organisations 

    Temps de lecture estimé : 5 minutes

    Je suis adepte et lectrice assidue des études réalisées par le cabinet de conseil américain McKinsey, en particulier celles liées aux technologies sociales et aux activités professionnelles associées à l’aspect social dans l’entreprise. Les technologies sociales supposent un environnement interne ou externe : les outils internes sont ceux qui favorisent la collaboration interne, tels que les réseaux sociaux d’entreprise, tandis que les technologies sociales externes comprennent tous les outils qui permettent à l’entreprise d’échanger avec l’extérieur, par exemple, le commerce social, les blogs d’entreprise et les réseaux sociaux généraux tels que Facebook et Twitter, entre de nombreux autres.

    La dernière étude en date du cabinet McKinsey sur les technologies sociales est parue en juillet de l’année dernière. Plus tard, au mois de novembre, a été publié l’article Capture d’informations professionnelles à l’aide de la technologie sociale, lequel constitue un résumé particulièrement intéressant qui démontre que l’amélioration de la communication des employés par le biais des technologies sociales contribue à une augmentation de la productivité entre 20 % et 25 %. Les secteurs où ce type de services est le plus couramment utilisé, et donc où il offre une plus grande valeur à l’entreprise, sont les secteurs du B2B, comme la publicité, l’audit, l’ingénierie et le conseil ; pour les autres secteurs, le rendement connaît également une amélioration mais dans une moindre mesure.

    Vraiment, je n’arrive pas à comprendre pourquoi les dirigeants n’accélèrent pas le déploiement des technologies sociales dans leur entreprise.

    J’aimerais croire que cela est dû, en partie, à l’ignorance et au manque de développement de leurs propres compétences en matière de numérique spécialisé, mais aussi parce qu’il n’existe pas de personnel adéquat qui sache gérer les technologies sociales. Le pire est que ce sont les gérants des sociétés qui devraient impulser l’innovation et être à l’avant-garde de la gestion de leur équipe. De ma propre expérience dans des postes de direction, le court terme occupe habituellement un pourcentage bien trop élevé du temps et de l’ordre du jour des décideurs. De fait, ce collectif, qui devrait promouvoir le changement et l’innovation dans de nombreux cas, sont les premiers à mettre fin à ces initiatives par leur ignorance, ce qui convertit les organisations en entités lentes qui ne gèrent difficilement l’innovation.

    Comme il s’agit de mon premier article pour le Blog Zyncro au titre de 2013, je vous offre ma liste personnelle des tendances 2.0 qui, je pense, devraient être mises en œuvre dans de nombreuses entreprises :

    1. mise en œuvre et gestion massive des réseaux sociaux d’entreprise destinés à remplir les fonctions d’outils essentiels pour la gestion de communautés de l’innovation et de pratiques à suivre, qui apportent de la valeur à l’entreprise, qui offrent une plus grande productivité et qui accélèrent les décisions ;
    2. développement des compétences numériques à tous les niveaux de l’organisation, depuis la direction et à travers tout l’organigramme, pour entraîner de grands changements stratégiques et opérationnels dans les entreprises ;
    3. cartographie des compétences numériques nécessaires pour mener le processus de transformation de l’entreprise en entreprise 2.0, dans le sens le plus strict du terme ;
    4. dans les grandes entreprises, création du poste de responsable de la gestion des technologies sociales, fonction qui doit être multidisciplinaire et transversale, qui couvre tous les départements ;
    5. gestion de la marque personnelle des dirigeants et des responsables clés pour soutenir et contribuer au positionnement de la marque de l’entreprise dans l’environnement social interne comme externe ;
    6. importance et gestion de l’influence sociale assignées à ces ambassadeurs de la marque de la compagnie, placés stratégiquement à différents endroits de l’organisation.

    Mari Carmen Martín est psychologue du travail spécialisée en formation et experte en RH. Elle travaille aussi actuellement pour la société Cloudtalent, du groupe Humannova (sites en espagnol), qui se charge de la création de programmes de Personal Branding (marque personnelle) pour les responsables d’équipes et les professionnels.

     

     
  • Mari Carmen Martin le 26/10/2012 à 09:00 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: , ,   

    L’entreprise 2.0 et quelques erreurs de terminologie 

    Temps de lecture estimé : 4 minutes

    Entre le moment où Tim O’Reilly a établi les principes du Web 2.0 et les a résumé lors d’une conférence en 2005 avec d’autres intervenants et nos jours, plusieurs années ont passé et de nombreux événements se sont produits.

    À cette époque, le Web 2.0 se définissait comme une série d’applications et de pages sur Internet qui utilisaient l’intelligence collective afin de fournir des services interactifs en réseau.

    Le Web 2.0, entre autres particularités, se caractérise souvent par :

    • l’intelligence collective,
    • des effets du réseau particulièrement visibles,
    • l’information comme révolution à venir,
    • la fin de l’obsolescence du logiciel traditionnel,
    • la légèreté et la facilité de programmation et des modèles d’activités commerciales comme caractéristiques principales du Web 2.0,
    • l’évolution du logiciel en dispositif,
    • l’utilisateur recherchant des environnements plus ergonomiques et plus riches,
    • le tout présenté comme concept supérieur à la somme,
    • la valeur d’un groupe en réseau augmentant de façon exponentielle, avec dès lors des implications profondes.

    Lorsque le phénomène Web 2.0 commence à être pris au sérieux, il débarque alors dans les écoles de commerce aux États-Unis et des études de cas sont réalisées. C’est en 2009 qu’apparaît le terme d’entreprise 2.0 avec la publication du livre d’Andrew McAfee. Professeur à l’Université de Harvard, il définit l’entreprise 2.0 comme l’exploitation naissante de plateformes logicielles sociales au sein des entreprises, entre entreprises ou entre fournisseurs. Les technologies sociales (logiciel social, informatique sociale ou social computing) y sont employées afin d’accroître la collaboration et améliorer la productivité des processus et des flux de travail (workflows). Ces outils intègrent une plateforme compréhensible par tous dans l’entreprise, et qui s’avèrent durables dans le temps. Ils font évoluer le travail intellectuel en une expérience large et visible en permanence.

    Dans certains cas, ces technologies ont été appréhendées comme un moyen d’expérimenter avec de nouvelles applications. Le concept d’entreprise 2.0 va bien au-delà : il s’agit de la gestion de l’entité sous un angle collaboratif, de la résolution des problèmes et de l’atteinte des résultats à travers la collaboration. Dans son livre Entreprise 2.0, il est clair pour M. McAfee que les nouvelles technologies sont beaucoup plus que de simples composantes socialisantes de l’organisation et que, si elles sont appliquées intelligemment pour répondre aux problèmes, elles contribuent à capturer les informations qui sont diffuses au sein de l’organisation, les convertissant ainsi en connaissances qui se transforment rapidement, génèrent, affinent les idées et conduisent en fin de compte à une certaine sagesse collective.

    De nombreuses organisations confondent ce terme et s’auto-proclament souvent entreprises 2.0, alors que ce qui se passe en leur sein relève en fait d’évolutions de leur modèle d’activité. Prenons l’exemple d’une entreprise dont un pourcentage élevé des ventes se fait par le biais d’appels à un call center (centre d’appel) et que, en raison de l’évolution du marché, des changements de comportement des clients et de la mise en place d’une plateforme en ligne puissante, l’organisation commence à convertir son modèle en une entreprise de commerce en ligne. Dans ce cas, l’évolution vers un modèle d’e-commerce peut conduire à la mise en œuvre de technologies de collaboration et de modèles organisationnels 2.0, mais pas l’inverse.

    Mari Carmen Martín est psychologue du travail spécialisée en formation et experte en RH. Elle travaille aussi actuellement pour la société Cloudtalent, du groupe Humannova (sites en espagnol), qui se charge de la création de programmes de Personal Branding (marque personnelle) pour les responsables d’équipes et les professionnels.

     

     
    • Alexis le 08/11/2012 à 08:30 Permalien | Répondre

      L’outil n’est que la dernière brique de l’édifice. C’est sans doute ce qui pêche dans de nombreuses démarches ou programmes « 2.0 » que lancent certaines entreprises.

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