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  • Pedro Amador le 13/05/2014 à 09:00 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: , ,   

    Déterminer vos attentes 

    Temps de lecture estimé: 12 minutes

    Félicitations ! Bienvenue dans le second post! Peut-être penserez-vous : « Mais bien sûr ! quelle drôle d’idée !» Pourtant … vous êtes-vous déjà demandé pourquoi vous aimez un livre ? Pourquoi certains d’entre eux vous captivent dès le début, au point que vous les lisez d’un seul trait ? Est-ce en raison de la couverture ? de l’introduction ? de l’auteur ? Les réponses sont nombreuses. Et la personnalité du lecteur joue aussi son rôle : certains sont si occupés qu’ils achètent un livre mais ne l’ouvrent même pas ; d’autres le survolent avant de se décider ; certains enfin le lisent jusqu’au bout pour la simple raison que lorsqu’ils achètent un livre, ils s’imposent de le finir, aussi ennuyeux soit-il.

    Permettez-moi de vous proposer un nouvel exercice : déterminer la raison véritable qui vous pousse à continuer la lecture de ce chapitre. Prenez quelques secondes avant de répondre. Comme nous l’avons vu, bien des réponses peuvent être avancées : je n’avais rien de mieux à lire, on m’a offert ce livre, on m’en a recommandé la lecture… Quoi qu’il en soit, une fois encore, votre réponse sera la bonne, et il sera important de vous en souvenir jusqu’à  la fin de ce chapitre.

    Que sont exactement les attentes, ou expectatives, et comment est-il possible de les contrôler ? Nous pourrions chercher la réponse dans un bon dictionnaire ou sur internet, mais comme toujours, un exemple sera plus parlant :

    Imaginez une journée d’été. La chaleur est si accablante que vous passez votre temps à boire de l’eau fraîche. Quand il ne vous en reste plus, vous allez en acheter dans un magasin qui vient d’ouvrir près de chez vous. Alors que vous vous apprêtez à demander une bouteille d’eau, votre regard est attiré par une pancarte : « Grande bouteille d’eau : 1 € ». Sans y penser davantage, vous en demandez une.

    (la suite…)

     
  • Pedro Amador le 31/01/2013 à 09:00 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: , incompétence,   

    Les 10 règles qu’utilise un incompétent professionnel 

    Temps de lecture estimé : 4 minutes

    Note de l’éditeur : nous avons aujourd’hui le plaisir de vous présenter un nouvel auteur du Blog Zyncro, Pedro Amador, considéré en Espagne et en Amérique latine comme un des pionniers de la communication et du développement personnel et professionnel. Maître de conférences professionnel, il a collaboré à de nombreuses reprises à des programmes pour la télévision, pour la radio et dans la presse. Il a développé l’application innovante du bonheur miGPSVital, s’appuyant sur la méthodologie d’autocoaching (site en espagnol), qui permet d’améliorer la productivité personnelle. Auteur, ses trois ouvrages sur le développement personnel et ses dizaines d’articles ont fait de lui une valeur sûre par ses ateliers et conférences. Il vit actuellement en Uruguay, mais voyage souvent en Europe. Nous souhaitons la bienvenue à Pedro !

    Je vais partager avec vous les meilleures règles qui permettent à l’ignorance d’atteindre des sommets inattendus. Je suis sûr que vous en reconnaîtrez certaines, pour avoir côtoyé des personnes se présentant comme des professionnels à part entière, bien qu’en réalité ils ne sont que de vulgaires débutants sans qualité particulière. Les points suivants sont à mon avis les plus marquants :

    1. « Accuser les autres »: quoi qu’il arrive, il y aura toujours quelqu’un pour faire porter le chapeau de tous les maux sur autrui, quel que soit le niveau de responsabilité. Dans l’argot des inutiles, cette règle s’appelle « détourner la conversation », qui inclut « le chien a mangé le rapport que j’avais préparé », un grand classique du genre.

    2. « S’approprier et tirer parti du résultat des autres » : c’est la règle essentielle pour monter très haut en laissant ceux d’en bas se plaindre sans cesse de notre incompétence. Dans l’argot des inutiles, cela s’appelle : « Porter les médailles des autres ».

    3. « Ce n’est pas moi, je n’ai rien fait » : même filmé en train de commettre le crime du siècle, niez tout en bloc. Il sera toujours possible de penser qu’il s’agit en fait d’une machination complexe que votre pire ennemi aura préparée pour remettre en question votre honnêteté.

    4. « Ne pas faire face aux responsabilités et éviter les déclarations » : n’essayez jamais de vous défendre si vous avez fait quelque chose de mal. Ils vous accuseraient de choses que vous n’auriez même pas pensé. Le mieux est d’éviter les déclarations et réciter une ligne : « Je n’ai rien fait. C’est un complot contre mon honnêteté et mes résultats ».

    5. « Chercher des faux témoins pour appuyer le mensonge » : il y a toujours un ami distrait, un qui n’attend que d’être de votre côté, disposé à déclarer n’importe quoi et consolider votre mensonge. Il est toujours important d’en avoir un sous la main.

    6. « Laisser les autres témoigner pour vous » : si n’avez pas d’autres choix et que vous ne pouvez pas appliquer la règle 4, les choses vous iront bien mieux si d’autres personnes témoignent pour vous. En complément de la règle antérieure sur les témoins, essayez maintenant de faire que des personnes déclarent en votre faveur, de préférence des individus un peu soporifiques, car ils finissent par ennuyer tellement qu’on ne prête plus attention à ce qu’ils disent.

    7. « Faire témoigner un avocat en votre faveur » : si le point précédent ne donne pas de résultat, faites appel à un avocat qui répond par des tergiversations et des contradictions.

    8. « Vous inventer un rôle de Saint » : si en fin de compte vous devez dire quelque chose, il est important d’avoir raconté une histoire crédible qui vous élève au rang d’Esprit Saint et amène tout le monde à penser qu’en aucun cas vous n’agiriez de telle façon.

    9. « Jeter des pierres sur le toit de l’ennemi ». Quelqu’un veut nous pousser sur les cordes ? Pour autant saint que l’opposant soit, il ou elle aura bien un côté sombre. Trouvez ce côté sombre et assenez avec force jusqu’à ce qu’il n’y ait plus aucun doute qu’il s’agit d’une personne pire que le diable.

    10. « Inventer un complot » : si quelqu’un est parvenu à vous pousser sur les cordes et que, malgré tout, vous n’êtes pas arrivé à détruire l’opposant, il ne reste plus d’autre option que de créer un écran de fumée. Les histoires les plus populaires sont ceux qui font mention du viol ou du harcèlement envers une femme, car il est toujours facile de recueillir de nombreux répète-jacquot absurdes.

    J’aime particulièrement parler de choses positives mais, parfois, il est important de mentionner les mauvaises pratiques car, qu’on le veuille ou non, il s’agit des premiers usages que nous devons éviter. Aucun n’est sorti d’Internet ou d’un livre quelconque. Je les ai tous souffert moi-même à un moment ou à un autre, dans des procédures légales ou des attaques. Ils m’ont servi à détecter ce que j’appelle les cafards humains (articles de blog en espagnol). À ce sujet, je recommande le livre de Fernando Trías de Bes, « Little Black Book of Entrepreneurship », où il mentionne les grosses erreurs de nombreux entrepreneurs, puisque l’on apprend bien plus des erreurs que des réussites. Fidèle au style de Fernando, je serai en mesure d’éditer l’ouvrage « Le livre noir de l’entraîneur » (ou du politicien, ou du banquier, substituez l’intitulé par celui que vous voulez) ; les exemples d’incompétents ne manquent pas.

    Soyez prudent car, ces derniers temps, les ignorants semblent réussir particulièrement.

     

     
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