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  • Ignasi Alcalde le 20/08/2013 à 09:00 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: collaboration, économie collaborative   

    Smart Collaboration: la croissance de la société collaborative 

    Temps de lecture estimé: 6 minutes

    Note de l’éditeur: Ignasi Alcalde nous offre cet article publié plus tôt sur son blog où il parle de la façon dont la collaboration est devenue un élément clé des organisations. Quelles sont les implications de cette nouvelle définition des relations de travail dans les entreprises?

    Nous sommes dans une «nouvelle économie» dans laquelle commencent à dominer les relations de travail non conventionnelles et où la collaboration efficace apparaît comme un point clé. Martin Carnoy dans son livre « La flexibilité du travail à l’ère de l’information» dessine les fondations d’un scénario basé sur les relations de travail dans la « nouvelle économie » en commentant que « Le travail, bien que non voué à disparaître, est bien en pleine mutation. Les deux éléments clés de la transformation sont la flexibilité des processus et l’interconnexion en réseaux des entreprises et des individus au sein des entreprises « . (la suite…)

     
    • TREFEU le 21/08/2013 à 11:25 Permalien | Répondre

      Bonjour,
      article très intéressant ! J’ai cependant une question sur une phrase dans la conclusion. Qu’entendez vous par « la capacité de prendre des décisions autonomes » ?
      Selon vous ce n’était pas le cas jusqu’à maintenant ? Le collaboratif ne pourrait il pas au contraire mener vers des décisions co-choisies ?
      Julien

    • Zyncro Blog le 03/09/2013 à 13:28 Permalien | Répondre

      « Autonome » doit être comparé à la prise décision dans des formes d’organisation hierarchisées et normées. Bien entendu, la capacité décisionnelle de chacun n’est jamais nulle. Cependant nous pensons que cette capacité doit être élargie et dépendre des interactions sociales plus que de l’influence d’un pouvoir hiérarchique.
      Effectivement nous prônons les décisions co-choisies, dans laquelle le collaborateur prend part en autonomie par rapport au pouvoir hiérarchique.

  • Rafael García-Parrado le 25/07/2013 à 10:27 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: collaboration, , ,   

    La perméabilité organisationnelle comme source d’innovation 

    Temps de lecture estimé : 4 minutes

    On entend beaucoup parler du nouveau paradigme des ressources humaines et de leur nécessité à innover. L’évolution qui est demandée à la fonction des RH doit permettre aux entreprises de s’adapter sans se convertir en organisations complexes, et de mettre en œuvre des façons nouvelles de faire les choses.

    Habituellement, les modèles d’innovation ouverte faisaient référence aux relations de l’entreprise avec l’extérieur selon la stratégie établie. Ainsi, une organisation ouverte aux préoccupations du marché ou des clients, en raison de ses connaissances, peut rechercher la meilleure alternative offrant une plus grande compétitivité. Cela signifie que nous devons comprendre l’avantage que suppose la perméabilité vers l’extérieur, laquelle permet d’intégrer les innovations découlant de cette relation.

    (la suite…)

     
  • Sara Jurado le 17/07/2013 à 09:48 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: collaboration, intrapreneur   

    Systèmes de travail basés sur la capacité d’innovation des talents: l’Intrapreneuriat 

    Temps de lecture estimée: 4 minutes

    Le marché du travail actuel demande de la versatilité et de la créativité, même si ce n’est pas explicite. Les carrières professionnelles sont toujours moins uniformes et le besoin d’être flexible, tant sur les tâches à exécuter que sur l’ambiance ou l’entreprise dans laquelle nous travaillons, est important pour rencontrer une sortie à ce marché du travail embourbé.

    Puisque nous avions parlé auparavant de savoir gérer la connaissance, l’intrapreneur ou le travailleur entrepreneur, a comme point commun avec le Knowmad cette aptitude à collaborer. Mais il a en plus cette capacité à provoquer un véritable changement dans l’organisation, en impliquant les autres et en captivant  grâce à sa vision de marchés innovants. (la suite…)

     
  • Joan Alvares le 16/05/2013 à 10:19 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: collaboration, , , , , ,   

    Équipes flexibles pour des temps à géométrie variable 

    Temps de lecture estimé : 3 minutes

    Il existe une question qui revient souvent au moment où nous devons présenter notre entreprise : et vous, combien êtes-vous dans votre organisation ? Dans mon cas, j’indique parfois que nous sommes trois, d’autres fois que nous sommes une bonne trentaine, en fonction du besoin d’impressionner que je décelle chez mon interlocuteur. Dans les deux cas, je dis la vérité : chez Poko, nous travaillons avec un noyau de chefs de projets mais aussi avec une équipe flexible, qui s’adapte à chaque projet.

    Je suis de ceux qui pensent que pour réaliser quelque chose de logique, une équipe doit pouvoir s’adapter au projet et jamais l’inverse. Parce que lorsqu’une entreprise refuse de sortir de sa zone de confort, quand elle ne ressent pas le besoin d’impliquer les talents externes et d’explorer au-delà de ses propres connaissances, c’est généralement parce qu’elle produit quelque chose qui existe déjà, souvent relativement superflu, caduque, facilement reproductible.

    Aujourd’hui, les meilleurs restaurants du monde sont ceux qui se sont intéressés à la cuisine qui puise ses idées de domaines aussi divers que l’art, la science ou la conception industrielle. Il y avait pour eux un réel besoin d’engager les meilleurs professionnels dans ces domaines. Il s’agit là de talents qui, dans une structure fixe, n’auraient certainement pas été en mesure de porter ses fruits et qui en outre n’auraient pas de sens si la cuisine devait être immuable. Le projet de demain sera différent de celui d’aujourd’hui, et nous obligera à rechercher des partenariats avec des professionnels différents.

    Dans un monde en constante évolution, Internet nous permet de construire de grandes entreprises sans avoir à construire de grandes structures. L’idée est de créer des écosystèmes de talent, capables de détecter les défis d’un projet et de capter le meilleur spécialiste pour y remédier. Internet invite à la découverte, à la suppression des couches intermédiaires, à la coopération entre professionnels aux talents divers et qui travaillent dans différentes parties du monde. Il incombe à nous-mêmes d’accepter cette invitation.

    Votre organisation parie-t-elle aussi sur des réseaux de collaboration pour différents projets ? Lorsque vous collaborez avec des équipes réparties, vous devez vous assurer qu’elles communiquent correctement pour que tout fonctionne comme prévu. Et pourquoi ne pas utiliser un réseau social d’entreprise pour arriver à vos fins ? Essayez Zyncro !

    Joan Alvares est fondateur de Poko et professeur à l’Istituto Europeo di Design.

     

     
  • Ana Asuero le 02/04/2013 à 09:00 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: collaboration, , , , intranet collaboratif,   

    Les 12 habitudes des organisations collaboratives 

    Temps de lecture estimé : 8 minutes

    Virginio Gallardo affirmait il y a quelques jours sur Facebook que « Les réseaux sociaux d’entreprise réveillent le talent qui sommeille dans les organisations ». Les réseaux sociaux d’entreprise ouvrent un canal de communication direct et permanent, et facilitent la collaboration entre vos employés, ce qui les incite à partager leurs connaissances, à offrir des conseils, à poser des questions et à faire part d’idées plus facilement. Il permettent en outre que le personnel de l’organisation se « débrouille mieux de lui-même ».

    Eva Collado Durán soulignait en outre dans une réponse au fil de discussion de Virginio que ce type de réseaux tend en outre à « révéler les véritables leaders d’opinion pourtant éloignés des postes hiérarchiques supérieurs ». Il n’y a aucun doute. La communication horizontale que facilite un réseau social d’entreprise place au même rang tous les employés et leur donne la même chance de révéler des connaissances utiles à leurs pairs.

    En ne partageant pas ce que l’on sait faire de peur de perdre sa position, l’on finit toujours par rester isolé. Dans un scénario dans lequel pratiquement tout le monde est déjà convaincu que l’on travaille mieux et que l’on atteint les objectifs plus vite et plus exactement en travaillant en équipe et en partageant des connaissances, celui qui fait de la rétention de son savoir reste à la traine.

    Les entreprises qui ont compris cette nouvelle donne et se sont converties en entreprises sociales ont mis en place des habitudes de collaboration dans leur fonctionnement au quotidien. Mais quelles sont ces habitudes ? Nous vous exposons ici quelques pistes que nous suggère un article intéressant de Jacob Morgan (@jacobm).

    1. Le bénéfice individuel est aussi important que les bénéfices de l’entreprise (si ce n’est plus).

    Quand vous parlez de collaboration à vos employés, ne vous concentrez pas sur les bénéfices qu’en tire la compagnie. Ils sont également désireux de connaître quel est l’impact de la collaboration sur chacun d’entre eux. En un mot, en quoi elle simplifie leur travail et leur vie ?

    2. La stratégie prioritaire sur la technologie

    Avant de mettre en œuvre une nouvelle plateforme collaborative à la hâte, concentrez-vous sur l’élaboration d’une stratégie qui doit vous aider à comprendre le « pourquoi » de la collaboration plutôt que le « comment ». Avoir défini une stratégie est en effet essentiel pour le succès de tout projet de collaboration. Il est certain qu’à aucun moment vous voulez vous retrouver avec une technologie développée sans comprendre le « pourquoi » de l’investissement.

    3. À l’écoute des employés

    On parle beaucoup de l’importance de l’écoute des clients, mais pourquoi n’en ferions-nous pas de même avec nos employés ? Si vous devez parler de collaboration, il est important que vous impliquiez vos employés au processus dès le début. Prêtez attention à leurs idées, à leurs besoins, aux suggestions, puis intégrez tous ces commentaires à votre stratégie.

    4. Ne pas obstruer le passage

    Apprenez à soutenir et à responsabiliser vos employés, puis mettez-vous en retrait. Si vous essayez de surveiller et de contrôler tout, vous noierez la collaboration de votre organisation. Indiquez quelques directives et orientations, mais laissez vos employés faire ce qu’ils doivent faire.

    5. Prêcher par l’exemple

    Si les dirigeants de votre organisation n’utilisent pas les outils collaboratifs, pourquoi les salariés le feraient-ils ? Les leaders découverts dans l’entreprise représentent un outil puissant pour faciliter le changement et encourager les comportements souhaités.

    6. Intégration de la collaboration dans le flux de travail

    La collaboration ne doit jamais être considérée comme une tâche ou une exigence supplémentaire aux yeux des exécutants. Au contraire, elle doit venir s’intégrer de façon naturelle à leur flux de travail (workflow).

    7. Récompense du travail d’équipe

    Si votre organisation récompense les employés en fonction de leurs performances individuelles, il est plus difficile de les amener à partager et à communiquer les uns avec les autres. Il n’y a rien de mal à récompenser vos collaborateurs pour des résultats purement personnels, mais il est tout aussi important de reconnaître et de récompenser la collaboration et le travail d’équipe.

    8. Mesurer ce qu’il faut, sans plus

    Il existe une foule d’aspects que l’organisation peut mesurer, mais cela ne signifie pas que tout doit être évalué. Concentrez-vous sur les mesures qui sont importantes aux yeux de votre organisation et analysez la façon dont vous exploitez ces données. Certains voudront probablement se concentrer sur des mesures objectives, comme le nombre de commentaires publiés ou de groupes créés, tandis que d’autres préfèreront mettre l’accent sur l’engagement et la passion de ses employés envers l’entreprise et le travail qu’ils accomplissent.

    9. Persévérance

    Adapter une organisation en entreprise collaborative suppose du temps et des efforts, mais le plus important est d’être convaincu qu’il s’agit de la bonne direction à prendre et d’aller de l’avant. Abandonner la tâche ou regarder en arrière ne sert à rien

    10. S’adapter et évoluer

    Le besoin de collaboration dans les organisations est là pour de bon. Cela signifie que votre organisation doit être capable de s’adapter et d’évoluer en fonction des outils et des stratégies. Soyez conscient de ce qui se passe dans votre secteur d’activité et au sein de votre organisation. Cela vous permettra d’innover et d’anticiper correctement les changements.

    11. La collaboration entre les employés profite également aux clients

    La coopération de vos employés revêt une immense valeur pour vos clients. Elle suppose que vos collaborateurs soient en mesure d’offrir un meilleur service s’ils disposent des informations, des ressources et de l’expérience d’experts internes. Une personne peut ne pas toujours avoir la réponse auquel un client a besoin, mais elle doit avoir accès aux connaissances réparties sur toute l’organisation pour résoudre son problème.

    12. La collaboration à l’origine d’un monde meilleur

    Pour angélique que cela puisse paraître, il s’agit peut-être de l’aspect le plus important de la collaboration : elle contribue à faire que le monde devient un peu meilleur. Sans aucun doute, la collaboration permet aux employés d’être plus productifs, ce dont vos clients bénéficient également. Elle permet aux collaborateurs de se sentir plus en relation avec leurs pairs, elle réduit le stress, elle facilite le travail, elle leur offre une plus grande liberté, mais généralement, elle engendre aussi un sentiment de plénitude, non seulement au travail mais aussi à la maison.

    Et dans votre organisation, quelles stratégies de collaboration avez-vous mis en œuvre ? Quelles sont vos habitudes pour convertir votre équipe en organisation collaborative ? N’hésitez pas à nous en faire part en commentaire à cet article :-)

     
  • Maria Ripoll le 15/03/2013 à 09:33 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: collaboration, , , ,   

    Entreprendre en équipe est plus facile en réseau 

    Temps de lecture estimé : 3 minutes

    De nombreux projets d’entreprise supposent à l’origine de bonnes idées et la constitution d’une équipe qui fonctionne. Il serait intéressant de demander à leurs acteurs au cours d’une des nombreuses interviews sur le sujet comment elles trouvent et choisissent leurs membres. Quel est l’élément qui détermine résolument la réussite du projet ?

    Parfois, les difficultés de communication, de coordination et de transfert du savoir au sein de l’équipe compliquent les projets ou, pire, peuvent finir par faire perdre la patience des promoteurs et geler le projet au stade de l’idée.

    Théorie ou pratique : les deux indiscutablement

    Parfois, il ne manque à l’idée qu’un professionnel, spécialisé dans son domaine et partageant un bon feeling avec l’équipe. C’est le cas de Lecuine, cultura gastronómica, un e-commerce dont l’idée de création est restée en suspens pendant plus de trois ans jusqu’à trouver ce partenaire indispensable. La combinaison des compétences du designer numérique Mariano Drozd et du spécialiste technique en commerce électronique Alejandro Ripoll a permis que le projet se développe sur les plans technologique et stratégique tout en répondant à toutes les conditions préalables pour en faire un outil efficace de vente de couteaux et d’ustensiles de cuisine de grande qualité pour les amateurs et les professionnels de la gastronomie. « Nous avons fait tout ce que la théorie dit de faire : les aspects légaux, l’investissement dans le marketing numérique, la sélection de produits à la vente, la production d’images optimisées, l’exploitation d’un serveur dédié très puissant, la configuration minutieuse de la boutique en ligne, etc. », nous livre Mariano.

    Décisions à distance

    Ce projet d’entreprise, comme beaucoup d’entre eux, a dû se développer en même temps que l’activité courante. Certains des objectifs ont pu être atteints grâce à des outils tels que Zyncro, sans lesquels il aurait été impossible de prendre des décisions au quotidien entre les équipes distantes. Ils permettent en outre aujourd’hui de partager ce moment unique des premières ventes, suivies pas-à-pas à l’aide de Google Analytics. La boutique en ligne, ayant respecté chaque étape avec sérieux, que ce soit technologiquement ou structurellement, en étiquetant avec soin les images et les contenus, connaît déjà un grand succès commercial dès sa création. La qualité des matériaux et un bon service de distribution et de livraison font le reste.

    Et vous, comment entrez-vous en contact et choisissez-vous les membres de votre projet ou de votre équipe ?

     

     

     
  • Ignasi Alcalde le 29/01/2013 à 09:34 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: collaboration, , ,   

    Collaboration efficace : au-delà de réseaux sociaux d’entreprise 

    Temps de lecture estimé : 4 minutes

    Selon Forrester Research, le commerce mondial du logiciel destiné à créer et à gérer des réseaux sociaux d’entreprise va croître de 61 % par an jusqu’à atteindre un chiffre d’affaires d’environ 6,4 milliards de dollars en 2016. Autrement dit, la tendance claire de la place toujours plus centrale des réseaux sociaux d’entreprise dans la communication de l’entreprise se renforce, encourageant la collaboration, la coopération et les synergies entre les employés.

    Le passage de l’intranet statique au réseau social d’entreprise est devenu une réalité, qui fera de ce dernier l’outil de communication principal des entreprises au cours des années à venir. Cette affirmation me semble vraie pour deux raisons principales. La première est que les intranets statiques disposent d’une structure fermée et classée en départements, unités, domaines, dossiers et services, souvent organisés avec une suite de technologies informatiques logiques. Cela reflète un modèle de relation centré sur la production, dont l’organisation s’appuie sur la division du travail et le contrôle minutieux des opérations. Il est clair que dans le contexte actuel de la société de l’information et du savoir du XXIe siècle, en évolution constante et avec des interdépendances à l’échelle mondiale, numérisées et fréquentes, les entreprises ne peuvent plus se limiter à ce type de modèles.

    L’autre raison qui fera que les réseaux sociaux s’imposeront plus clairement encore dans l’environnement professionnel est le concept de « nuage » ou des outils connectés au nuage. En plus d’être économiquement plus attractifs que certaines structures de TI propres, le nuage facilite l’ubiquité et l’accessibilité en temps réel aux informations de l’entreprise par les employés et les clients.

    Mais allons un peu au-delà de l’évidence. J’ai eu l’honneur d’animer récemment, en collaboration avec Laura Rosillo au siège de Madrid de l’UOC (Universitat Oberta de Catalunya) en Espagne, un atelier intitulé « Les 3C : vers une culture de la collaboration en entreprise », au cours duquel nous avons pu réfléchir pendant trois jours avec un groupe de professionnels des RH sur les avantages de la collaboration au sein des organisations pour qu’elles soient plus compétitives dans la nouvelle économie. Nous avons principalement exploré les raisons de « l’économie de la collaboration » et des moyens pour le partage au sein de l’organisation. Il est clair que ce sont les personnes qui détiennent les connaissances et que ces dernières sont dès lors strictement personnelles : elles s’appuient sur l’information, la compréhension, la mise en pratique et sur l’accumulation de l’expérience et l’apprentissage qui s’en suivent, aspects résolument personnels.

     

    Ce point est clairement indiqué par Maite Darceles dans son ouvrage Guides pour la transformation : « Ce qui peut y avoir en dehors de la personne est bien l’information, et non les connaissances. Il peut s’agir des livres des bibliothèques, de toutes sortes d’informations sur Internet, des rapports dans nos fichiers, des statistiques ou des publications scientifiques. Tout cela constitue de l’information qui, grâce aux connaissances des individus, se met en valeur en adoptant diverses formes. Mais si les informations et les données peuvent être systématisées, traitées, ce n’est pas le cas du savoir. Le fait marquant à venir sera son déploiement dans l’organisation, c’est-à-dire comment les personnes apprennent et agissent d’après leurs connaissances, dans une mouvance, une interaction et une récursivité continues ».

    C’est là que se trouve le défi : au-delà de l’outil, il s’agit d’un changement de culture de l’entreprise, conduisant à une transition d’un environnement purement transactionnel et hiérarchique à des espaces d’échange entre les personnes, les idées, les expériences, le savoir, si nous voulons vraiment aller vers une économie du savoir et faire preuve d’innovation et de compétitivité.

    Ignasi Alcalde est conseiller en Social Business et consultant enseignant à l’UOC. Il fait également part de ses réflexions sur le travail collaboratif à travers son blog et sur Twitter.

     

     
  • Manel Alcalde le 16/01/2013 à 09:00 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: bêta, cocréation, collaboration, ,   

    Vivre en phase bêta 

    Temps de lecture estimé : 6 minutes

    Dans « Charlie et la chocolaterie », Willy Wonka ouvre les portes de son usine à un groupe restreint d’enfants qui se voient offerts le privilège de visiter les entrailles des lignes où sont produites leurs friandises préférées. Pardonnez-moi si ce billet est un peu plus terre-à-terre que le charme du récit, mais en regardant le film, je n’ai pu m’empêché de penser que ce que Wonka planifiait était en fait un acte de transparence 2.0 en petit comité : une entreprise révèle à un groupe réduit de clients ses procédés de production et met ainsi fin à des années d’obscurantisme (l’usine Wonka aura été fermée longtemps). Et voilà que, dans un autre acte inconscient deux-points-zéro anachronique, le très étrange M. Wonka en arrive à montrer aux enfants un autre produit en phase bêta : le chewing-gum « saveur menu complet entrée + plat principal + dessert », que Violet Beauregard, record-girl du monde de mâchage de chewing-gum, ne peut pas s’empêcher de goûter. Hors, Ll’usine de Wonka appartient à un monde qui ne connaît pas la culture bêta, dans lequel un produit n’est commercialisé que lorsqu’il est « parfait ». La morale de l’histoire offre un résultat quelque peu surprenant : le chewing-gum expérimental dérobé par Violet transforme cette dernière en une myrtille géante.

    Il semble que l’histoire a changé de nos jours. La culture bêta s’est désormais répandue et, dans le monde réel, nous sommes de plus en plus habitués à l’idée que les produits ne sont jamais vraiment terminés, et que le talent et les idées ne sont pas la possession exclusive des marques.

    Beaucoup d’entreprises offrent à leurs clients la possibilité de tester des modèles expérimentaux dans le but d’améliorer leurs prototypes. En ce qui concerne le développement de produits, les consommateurs d’aujourd’hui ont leur mot à dire (si possible, sans risque de se transformer en myrtilles…).

    Un exemple en est la société américaine TCHO, citée par le journaliste et blogueur Jeff Jarvis dans son livre « Tout nu sur le web » comme paradigme de l’entreprise transparente qui s’engage à promouvoir le crowdsourcing, avec pour conviction que sa valeur ne réside pas seulement dans le produit qu’elle fabrique et commercialise, mais aussi dans la qualité de la relation avec ses clients. Tout comme Willy Wonka, TCHO est chocolatier. Mais le système de cette entreprise de San Francisco s’appuie sur le partage de ses formules et de ses procédés de fabrication, et encourage ses clients à être co-créateurs de ses produits, en apportant leurs avis et conseils sur les « versions bêta » de chaque nouveau chocolat. Ces versions sont ensuite améliorées plus d’un millier de fois avant de devenir des versions 1.0, c’est à dire commercialisées, mais avec comme optique qu’il s’agit de produits destinés à une amélioration néanmoins continue.

    Quand une entreprise comme TCHO lance ainsi des produits non finis, elle incite en fait à la collaboration et reconnaît, par conséquent, un aspect qui jusqu’à récemment était impensable pour de nombreuses sociétés : les idées de ses clients peuvent s’avérer largement meilleures que celles de leur propre équipe. Cela me semble un point intéressant :

    La transparence dans l’environnement 2.0 est synonyme d’un certain partage naturel de nos lacunes, de la demande de collaboration sans rougir, pour rompre avec ce que Jeff Jarvis appelle dans son livre « la tyrannie de la perfection ».

    Même si nous évoluons dans un monde avec de nombreux détails à polir, je pense que pouvoir se libérer du perfectionnisme est en fait très sain et nécessaire à l’époque où nous vivons. L’action et l’innovation sont autant nécessaires aux entreprises qu’à de nombreuses personnes pour leur simplifier la vie. Lorsque nous plaçons l’excellence comme condition sine qua non pour entrer en piste, nous courons le risque de rester sur le banc sans jamais tenter notre chance. Rien n’est jamais trop parfait, si l’on va par là. Par contre, lorsque nous sommes en mesure de surmonter la crainte de laisser voir nos coutures, nous jetons ainsi les bases de l’action, de l’apprentissage et de l’amélioration continue.

    En mon sens, il s’agit là d’un aspect applicable aussi bien aux entreprises qu’aux individus. Vivre « publiés », comme l’affirme Jeff Jarvis, c’est vivre en permanence en version bêta. Nous sentir à l’aise dans ce contexte passe, entre autres, par la fin de l’obsession du perfectionnisme et par l’apprentissage du goût et du partage de notre processus dans tous ses « défauts », avec l’assurance que les autres ne sont pas là pour juger mais pour nous accompagner sur la route.

    Manel Alcalde est rédacteur en création, réalisateur audiovisuel et communicateur spécialisé dans les canaux numériques. Son blog personnel (en espagnol), Nionnioff, traite de la créativité, de la communication et de la rédaction.

     

     
  • Manel Alcalde le 07/11/2012 à 09:38 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: collaboration, , ,   

    Ce n’est qu’une question d’attitude 

    Temps de lecture estimé : 5 minutes

    Les musiciens de Rock n’ Roll disent que l’on peut être meilleur ou non en jouant d’un instrument, mais que ce qui compte au final, c’est l’attitude. Avec l’univers 2.0, il en va un peu de même : la technologie offre des outils qui encouragent et facilitent le travail en réseau, mais sans une certaine attitude, il est impossible que les processus de collaboration deviennent des catalyseurs de créativité et d’innovation.

    Certains d’entre nous ont évolué professionnellement dans des entreprises où l’idée du travail d’équipe était semblable à celle d’une chaîne faite de maillons, une boucle sans fin conçue pour garantir des niveaux minimaux de productivité, mais sans jamais réfléchir aux moyens de stimuler une coopération véritablement innovante. Des services étanches, des processus complexes et bureaucratiques, des hiérarchies floues insurmontables… Dans ce contexte, l’attitude collaborative se trouve limitée de façon très marquée, car elle ne rencontre pas d’écosystème dans lequel se développer. En fait, de nombreuses croyances héréditaires limitatives se perpétuent dans de telles structures. Il existe dans notre patrimoine culturel d’innombrables peurs inhérentes au travail d’équipe, des idées reçues, du type « celui-ci vient mettre son nez dans ce qui ne le regarde pas », « on va me voler mes idées », « tout le monde va se rendre compte de mes faiblesses », « Travailler ensemble ? Il doit y avoir anguille sous roche. », « nous n’arriverons jamais à nous mettre tous d’accord » ou « il va finir par tous nous éclipser ». Ces craintes viennent boycotter toute possibilité de coopération saine et productive. Il s’agit en fait du fruit d’une longue tradition de pensée d’individualiste, méfiante et territoriale, qui ne semble plus avoir guère de sens à l’ère de l’interconnexion.

    Selon John Abele, fondateur de la société de technologie américaine Boston Scientific (site en anglais) et spécialiste en intelligence collective, pour coopérer « véritablement », il faut faire preuve d’un peu plus que de capacité à communiquer et à résoudre des problèmes.

    Il est nécessaire de développer une « mentalité » ou un « état collaboratif » qui mette fin à ces préjugés culturels et nous amène à établir un processus fructueux.

    Mais quelles qualités un « esprit collaboratif » doit-il posséder ?

    • la confiance pour mettre fin à ces suspicions et croire en la contribution d’autrui ;
    • le courage afin de poursuivre des objectifs communs avec diligence et apporter des idées et des opinions sans crainte ;
    • la créativité dans le but de trouver des solutions inédites aux problèmes nouveaux ;
    • l’aplomb pour travailler dans un monde pluriel, diffus et en constante évolution ;
    • l’humilité afin de savoir reconnaître ses propres imperfections et l’importance de la contribution des autres.

    Il incombe à chacun de renforcer ces qualités, tout au moins en partie. Bien que notre passé culturel sur le lieu de travail soit lié aux sociétés de la « vieille école » et que nos habitudes professionnelles se soient forgées dans un monde où le contrôle a prévalu sur la collaboration, je crois qu’avec un peu « d’attitude » nous pouvons tous changer notre vision des choses et nous adapter à de nouveaux comportements. Cependant, un état d’esprit collaboratif ne peut se développer qu’au sein d’une communauté collaborative, c’est-à-dire une structure qui prévaut d’un objectif commun clair, qui favorise l’éthique de la contribution, qui utilise des moyens pour que les gens travaillent ensemble de manière souple et efficace, et qui valorise et récompense la contribution de ses membres. Il s’agit d’une organisation dont les dirigeants s’appuient sur des valeurs, qui inspirent leurs employés en améliorant leur créativité et qui savent aligner les énergies, les talents et le travail de tous pour les orienter vers la réalisation d’un but et d’une identité communs.

    Manel Alcalde est rédacteur en création, réalisateur audiovisuel et communicateur spécialisé dans les canaux numériques. Son blog personnel (en espagnol), Nionnioff, traite de la créativité, de la communication et de la rédaction.

     

     
    • Alexis le 08/11/2012 à 09:09 Permalien | Répondre

      La vertu se cachant derrière « l’esprit collaboratif » ne peut pas se vouloir nécessaire. Qu’on le dise préférable ou que l’on soit en position de le souhaiter, oui. Mais la nécessité ne parait être en contradiction avec la complexité humaine.

  • Mari Carmen Martin le 26/10/2012 à 09:00 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: collaboration, ,   

    L’entreprise 2.0 et quelques erreurs de terminologie 

    Temps de lecture estimé : 4 minutes

    Entre le moment où Tim O’Reilly a établi les principes du Web 2.0 et les a résumé lors d’une conférence en 2005 avec d’autres intervenants et nos jours, plusieurs années ont passé et de nombreux événements se sont produits.

    À cette époque, le Web 2.0 se définissait comme une série d’applications et de pages sur Internet qui utilisaient l’intelligence collective afin de fournir des services interactifs en réseau.

    Le Web 2.0, entre autres particularités, se caractérise souvent par :

    • l’intelligence collective,
    • des effets du réseau particulièrement visibles,
    • l’information comme révolution à venir,
    • la fin de l’obsolescence du logiciel traditionnel,
    • la légèreté et la facilité de programmation et des modèles d’activités commerciales comme caractéristiques principales du Web 2.0,
    • l’évolution du logiciel en dispositif,
    • l’utilisateur recherchant des environnements plus ergonomiques et plus riches,
    • le tout présenté comme concept supérieur à la somme,
    • la valeur d’un groupe en réseau augmentant de façon exponentielle, avec dès lors des implications profondes.

    Lorsque le phénomène Web 2.0 commence à être pris au sérieux, il débarque alors dans les écoles de commerce aux États-Unis et des études de cas sont réalisées. C’est en 2009 qu’apparaît le terme d’entreprise 2.0 avec la publication du livre d’Andrew McAfee. Professeur à l’Université de Harvard, il définit l’entreprise 2.0 comme l’exploitation naissante de plateformes logicielles sociales au sein des entreprises, entre entreprises ou entre fournisseurs. Les technologies sociales (logiciel social, informatique sociale ou social computing) y sont employées afin d’accroître la collaboration et améliorer la productivité des processus et des flux de travail (workflows). Ces outils intègrent une plateforme compréhensible par tous dans l’entreprise, et qui s’avèrent durables dans le temps. Ils font évoluer le travail intellectuel en une expérience large et visible en permanence.

    Dans certains cas, ces technologies ont été appréhendées comme un moyen d’expérimenter avec de nouvelles applications. Le concept d’entreprise 2.0 va bien au-delà : il s’agit de la gestion de l’entité sous un angle collaboratif, de la résolution des problèmes et de l’atteinte des résultats à travers la collaboration. Dans son livre Entreprise 2.0, il est clair pour M. McAfee que les nouvelles technologies sont beaucoup plus que de simples composantes socialisantes de l’organisation et que, si elles sont appliquées intelligemment pour répondre aux problèmes, elles contribuent à capturer les informations qui sont diffuses au sein de l’organisation, les convertissant ainsi en connaissances qui se transforment rapidement, génèrent, affinent les idées et conduisent en fin de compte à une certaine sagesse collective.

    De nombreuses organisations confondent ce terme et s’auto-proclament souvent entreprises 2.0, alors que ce qui se passe en leur sein relève en fait d’évolutions de leur modèle d’activité. Prenons l’exemple d’une entreprise dont un pourcentage élevé des ventes se fait par le biais d’appels à un call center (centre d’appel) et que, en raison de l’évolution du marché, des changements de comportement des clients et de la mise en place d’une plateforme en ligne puissante, l’organisation commence à convertir son modèle en une entreprise de commerce en ligne. Dans ce cas, l’évolution vers un modèle d’e-commerce peut conduire à la mise en œuvre de technologies de collaboration et de modèles organisationnels 2.0, mais pas l’inverse.

    Mari Carmen Martín est psychologue du travail spécialisée en formation et experte en RH. Elle travaille aussi actuellement pour la société Cloudtalent, du groupe Humannova (sites en espagnol), qui se charge de la création de programmes de Personal Branding (marque personnelle) pour les responsables d’équipes et les professionnels.

     

     
    • Alexis le 08/11/2012 à 08:30 Permalien | Répondre

      L’outil n’est que la dernière brique de l’édifice. C’est sans doute ce qui pêche dans de nombreuses démarches ou programmes « 2.0 » que lancent certaines entreprises.

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