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  • Luis Huete le 18/07/2013 à 09:56 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: , communication d'entreprise, , , ,   

    Les entreprises ont besoin d’un virage à 180° de leur communication interne 

    Temps de lecture estimé : 8 minutes

    Le leadership d’un bon responsable ne se limite pas à des capacités exceptionnelles de gestion de soi, des relations avec les gens de son environnement et des équipes, mais inclut également celles avec les entités. Le leadership des entités (pour reprendre quelques-unes des idées de Patrick Lencioni) peut se scinder, à son tour, en quatre éléments : la création d’une équipe de gestion diversifiée mais cohérente, la clarté avec laquelle l’équipe partage les idées sur ce qui doit être fait, la force avec laquelle ces idées sont communiquées avec le reste de l’organisation et la création d’un système de gestion du personnel en ligne avec les idées à appliquer.

    (la suite…)

     
  • Manel Alcalde le 29/05/2013 à 10:28 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: communication d'entreprise, , , , , , ,   

    Le pouvoir des liens faibles 

    Temps de lecture estimé : 8 minutes

    Pour aussi léger que cela puisse paraître, on peut dire dans un sens que la communication de masse a été inventée grâce au vin. Lorsqu’au XVe siècle, Johannes Gutenberg inventa l’imprimerie à caractères mobiles modernes, il décida d’appliquer le concept de la presse à vis viticole au monde de l’imprimerie. Le célèbre orfèvre allemand a créé un lien entre deux univers disparates et a changé le cours de la communication humaine. Arthur Koestler affirmait que ce qui fait les génies n’est pas tant la perfection de leur œuvre mais leur originalité, « l’ouverture d’horizons nouveaux ». Et Gutenberg aura su les ouvrir.

    Dans le domaine de l’innovation, les histoires de ce genre illustrent souvent l’importance du contact interdisciplinaire, la « contamination » mutuelle de secteurs par nature hétéroclites ou des relations théoriquement « non indispensables ». Sans chercher à débusquer les génies parmi nous, le degré de circulation et d’échange des idées et connaissances dans une organisation détermine son potentiel créatif et innovant.

    La sociologie est venue conforter cette approche avec des travaux tels que ceux de Mark Granovetter, sociologue américain de l’Université de Stanford qui a formulé en 1973 la théorie de la « force des liens faibles ». Alors que de nombreux modèles systémiques s’appuyaient jusque-là sur des groupes primaires réduits et bien définis (où des relations solides prévalaient), M. Granovetter décida de concentrer ses recherches sur la relation entre des sous-groupes ou sous-cultures avec de grandes différences et des liens faibles. Pour autant que son étude fut développée au cours des années 1970 et centrait ses recherches autour du thème des communautés urbaines, ses conclusions conservent toute leur actualité et sont souvent reprises pour expliquer l’énorme potentiel des réseaux sociaux.

    La théorie de M. Granovetter suppose que les relations entre les sujets ayant des liens faibles génèrent plus d’innovation que dans le cas de personnes qui maintiennent une relation plus constante et étroite. La raison en est qu’elles agissent comme un pont de transmission d’informations et de connaissances entre les communautés fermées et ajoutent par conséquent d’autres ingrédients à l’innovation, laquelle requiert par principe un flux continu d’idées pour produire des résultats probants.

    Les groupes qui s’avèrent très proches et partagent un système de valeurs sont généralement plus enclins à un consensus sans réel débat, environnement peu fructueux d’idées. « Moins un individu possède de contacts indirects, révèle M. Granovetter, plus celui-ci est isolé du savoir du monde extérieur à son cercle d’amis ». À l’opposé, « ceux avec qui nous sommes faiblement liés sont plus susceptibles d’évoluer dans des milieux autres que le leur et, par conséquent, ont accès à des informations différentes de celles que nous recevons ». Logiquement, poursuit M. Granovetter, « une personne peut constituer un lien entre deux secteurs du système seulement si ses liens avec l’un d’eux ou les deux sont faibles ».

    C’est là où réside le paradoxe et la valeur de ces relations qui furent considérées jusqu’à l’époque de la sociologie d’une manière très différente. Louis Wirth, sociologue américain de l’école de Chicago, qui étudia dans les années 1930 les différences entre les modes de vie ruraux et urbains, en vint à la conclusion que les relations entre les individus dans les villes étaient de type secondaire (lien « faible pur ») et, par conséquent, superficielles et « productrices d’aliénation ». L’approche de M. Granovetter a dès lors ajouté une nuance importante à cette affirmation, en essayant d’expliquer que ces relations « triviales » peuvent s’avérer utiles dans la mesure où elles aident à briser des barrières structurelles profondément anticréatives.

    Dans le monde de l’entreprise moderne, la culture de ces liens faibles revêt dès lors une importance vitale. La perméabilité entre les secteurs et les départements représente plus qu’une simple question de style à un moment où la collaboration s’impose comme le remède aux difficultés au quotidien. Elle tend à mettre l’accent sur l’idée que les employés les plus enclins à fournir des solutions innovantes sont ceux qui partagent l’information « au-delà de leurs voisins de bureau », car ils agissent comme des « ponts » et établissent ce type de liens faibles. Ceci étant dit, pour que cela se produise effectivement, il est important qu’il existe des contextes qui favorisent cet échange.

    Et c’est là où entrent en jeu, entre autres, les réseaux sociaux d’entreprise. Sans aucun doute, il s’agit de points de rencontre entre les différentes « sous-cultures » d’une entreprise, qui peuvent donner lieu à des confluences innovantes. Toutefois, dans les organisations installées depuis de nombreuses années dans un système de fonctionnement traditionnel, il existe des obstacles qui ne s’effacent pas seulement en mettant en œuvre une application ou en redistribuant l’espace. Comme l’indique Ana Asuero dans un récent article de notre blog, « les outils ne détermineront pas si une entreprise est sociale ou non : cela est défini dans la “personnalité” même de l’entreprise ».

    Les liens faibles présentent un immense potentiel d’innovation, et les réseaux sociaux d’entreprise sont là pour faciliter leur création. Mais les promouvoir et tirer leur plein parti n’est pas le simple fait de procédures : cela relève surtout de la culture de l’entreprise. Votre entreprise est-elle prête culturellement à renforcer ces liens faibles ? Si oui, comment faites-vous ? N’hésitez pas à nous en faire part en commentaire à cet article.

    Sources : GRANOVETTER, Mark S. (1973). « The strength of weak ties », article original publié dans l’American Journal of Sociology ; vol. 78, nº 6. Traduction de l’article par I. This Saint-Jean (La force des liens faibles) disponible dans l’ouvrage « Sociologie économique » paru en 2008.

    Manel Alcalde (@manelalcalde) est rédacteur en création et communicateur spécialisé dans les canaux numériques. Son blog personnel (en espagnol), Nionnioff, traite du monde de la créativité et de la communication.

     

     
  • Cristina Aced le 11/04/2013 à 09:57 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: , , communication d'entreprise, , , ,   

    Relations publiques 2.0 : 6 principes intemporels et 4 idées nouvelles 

    Temps de lecture estimé : 5 minutes

    Note de l’éditeur : nous accueillons une nouvelle auteure sur notre blog, Cristina Aced (@blogocorp) qui abordera aujourd’hui la communication 2.0 et les médias sociaux. Nous sommes ravis qu’elle vienne rejoindre notre équipe. Merci Cristina !

    Il existe six principes que tout responsable de la communication se doit de répondre :

    1. dire la vérité ;
    2. le prouver par l’action ;
    3. écouter le consommateur ;
    4. diriger avec le regard porté sur l’avenir ;
    5. maintenir les relations publiques comme si l’ensemble de l’entreprise en dépendait ;
    6. maintenir le calme, être patient et garder la bonne humeur.

    En fait, ces conseils ne sont pas les miens. Ils sont d’Arthur W. Page, qui fut vice-président des relations publiques chez AT&T et qui a contribué au développement des relations publiques modernes. M. Page fut l’un des premiers professionnels engagés dans une société en tant que responsable de la communication, pratique de nos jours très répandue.

    Il énonça ces principes de base au début du XXe siècle, mais ils auraient très bien pu être écrits à l’époque où nous vivons. Ils illustrent de façon pertinente que les fondements de la communication d’entreprise restent d’actualité et soulignent le besoin de connaître l’histoire pour comprendre le présent (et a fortiori l’avenir).

    Dans les relations publiques, il existe des aspects qui conservent toute leur force depuis leur origine, mais d’autres ont évolué (comme je l’explique sur mon blog, en espagnol, Relations publiques 2.0. Comment gérer la communication d’entreprise dans un environnement digital. Sans aucun doute, Internet et les médias sociaux offrent un nouveau terrain à la communication, qui se caractérise par :

    • La conversation. De nos jours, les rôles d’émetteur et de récepteur s’intervertissent en permanence. Les entreprises doivent cesser d’être vues comme de simples émettrices de contenus et doivent commencer à écouter activement leur public sur le Web.
    • La collaboration ouverte. Comme l’affirme Pierre Lévy, « Personne ne sait tout, tout le monde sait quelque chose », et les nouvelles plateformes numériques facilitent à ce propos l’échange de connaissances. Zyncro permet de créer des réseaux sociaux d’entreprise qui favorisent ce travail collaboratif.
    • L’économie de l’attention. Nous sommes entourés par un excès d’information. Par exemple, 72 heures de vidéo sont téléchargées sur YouTube… chaque minute. La difficulté ne réside pas dans la place qu’il est possible d’occuper sur le Web, mais de capter l’attention des utilisateurs.
    • Les nouveaux intermédiaires. Les médias sociaux permettent de toucher directement un public (une aubaine pour tout communicateur qui se doit). Toutefois, de nouveaux gardiens font leur apparition : les outils sociaux. Comme l’explique Eli Pariser, nous vivons dans une bulle de filtres. Google comme Facebook appliquent des filtres au contenu que nous recevons, et bien souvent nous n’en sommes même pas conscients. Par exemple, les mises à jour des personnes auxquelles nous appliquons le plus de « J’aime » sur Facebook sont celles qui s’affichent en premier.

    Comme on le voit, le Web social offre de nouvelles opportunités de communication et les professionnels des relations publiques devraient être prêts à les saisir. Cela dit, sans oublier les principes de base d’un bon communicateur : honnêteté, sincérité, empathie, etc. Arthur W. Page l’affirmait déjà au début du XXe siècle.

    Cristina Aced (@blogocorp) est journaliste et consultante en communication. Elle se spécialise dans le domaine du numérique et a publié plusieurs ouvrages sur le sujet. Son dernier en date est « Relations publiques 2.0. Comment gérer la communication d’entreprise dans un environnement digital (publié par l’UOC). Elle collabore en tant que professeure à l’Université Pompeu Fabra, à l’Université ouverte de Catalogne (UOC) et de l’Université Abat Oliba, entre autres. Elle anime depuis 2006 son Blog-o-corp.

    Vous aussi, favorisez dès maintenant le travail collaboratif dans votre entreprise.
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