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  • Eduardo Sanz le 24/04/2013 à 09:26 Permalien | Répondre
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    Leader dans les moments difficiles (II) : chef par accident ou « Qu’ai-je fait pour mériter cela ? » 

    Temps de lecture estimé : 8 minutes

    Je voudrais commencer par remercier les lecteurs de l’intérêt manifesté pour mon premier article sur ce blog et pour les commentaires que beaucoup d’entre vous m’ont apportés, que ce soit en privé ou en public. Cela me conforme dans l’idée que les points que j’abordais ne sont pas seulement une perception propre et que nous avons tous pour mission de changer le panorama de la petite et moyenne entreprise de notre pays, avec des cadres de haut niveau et avec des qualités remarquables.

    Une autre raison qui renforce l’idée que nous avons vu juste est que ceux qui se sont manifestés sont des gens qui ont dû vivre avec des pseudoleaders. Nous en avons désormais la preuve : ils existent, ils sont parmi nous. Il serait faux de penser que cela n’est que l’apanage des seules générations antérieures et que ceux qui agissent encore ainsi sont le fruit de l’adage « tel père, tel fils ».

    Fait intéressant, pas un de ces pseudoleaders ne s’est manifesté en public ou en privé pour dire « Bonjour, je m’appelle X et je me reconnais dans les traits du pseudoleader. Comment puis-je changer ? ». Je me pose alors la question : où est passée l’autocritique ?

    Un chef par accident, cela peut être n’importe qui d’entre nous, une personne engagée, soucieuse de bien faire les choses, collaboratrice et ayant toujours travaillé en pensant qu’un jour viendrait l’occasion de mener un projet sur la base de son propre mérite.

    Normalement, le chef par accident se retrouve dans son nouveau rôle du jour au lendemain, car l’entreprise estime que cela lui permet d’économiser des coûts, parce qu’elle sait qu’il va accepter le travail sans poser de questions et qu’il se limitera à faire ce qu’on lui dit de faire.

    On l’informe d’ailleurs de la promotion de but en blanc. « Bonjour. Nous avons décidé de changer l’équipe de direction commerciale et, après avoir évalué plusieurs options, nous pensons que vous êtes la personne parfaite. Votre supérieur nous a fait part de bons rapports à votre égard, et cela fait longtemps que vous êtes parmi nous et connaissez la maison. Cela vous dit si, après avoir effectué tous vos voyages prévus, nous nous retrouvions d’ici environ deux semaines pour parler de la façon dont nous allons travailler ? ».

    Pendant cette période, vous vous motiverez et continuerez votre travail et vos voyages. Au cours de vos nuits dans la chambre d’hôtel, vous vous attaquerez à un plan d’affaires détaillé, en ligne avec les besoins de l’entreprise et les exigences du marché.

    Lorsqu’arrive enfin le grand jour, le message que vous recevez reflète une toute autre réalité : « Nous espérons que les changements que nous vous indiquons se mettront en place rapidement sans autre modification. C’est là l’optique de l’opportunité que nous vous avons offerte. » ou « Ce que suppose le poste, c’est vendre, vendre et vendre. Votre ancien patron passait son temps à apporter des données sur la concurrence en nous affirmant que nous devions changer les choses et analyser les prix, mais vendre, voilà votre rôle avant tout. Pour l’analyse et la réflexion, nous sommes là pour ça. Moins de Powerpoint et plus de ventes ».

    Vous repartirez complètement démotivé, mais vous vous direz que peu à peu, le changement se fera et que vous trouverez un moyen d’apporter des améliorations. Passeront alors les mois et la tendance n’évoluera pas. Vous réaliserez alors que l’entreprise ne voulait pas d’un véritable chef et que vous ne vous êtes pas efforcé si longtemps pour en arriver à ça.

    Vous tenterez de pouvoir proposer des formations à votre équipe et la réponse qui vous sera opposée sera la même à chaque fois : « La formation est une dépense superflue. Moins de formation et plus de ventes ! ». Vous remarquerez que l’on ne compte pas avec vous pour les décisions et vous en arriverez à vous poser la question : continuer ou ne pas continuer ?

    Vous connaissez votre potentiel, vos points faibles et vous avez envie de vous améliorer. Vous avez en outre des idées pour tirer de l’avant et aider l’entreprise.

    J’ai découvert que je suis chef par hasard. Que dois-je faire ?

    Si vous sentez que ces lignes vous reflètent, ne désespérez pas. Il existe un moyen de remédier à cela. Vous avez plusieurs options en mains et, si aucune n’est vraiment ni bonne ni mauvaise, voici quelques pistes. Mais n’oubliez pas que la plus sage sera celle que vous déciderez d’adopter.

    Option 1 : acceptez les faits et résignez-vous. Si ce rôle vous va et vous recherchez un simple titre à ajouter à votre curriculum, il s’agit d’une décision tout aussi respectable que n’importe quelle autre. Beaucoup d’individus passent leur vie à faire ce qu’ils n’aiment pas et voient les heures s’égrainer avant que se termine leur journée de travail. Si vous êtes l’une ou l’un d’entre eux, il est encore temps de changer un jour. Si vous ne voulez pas le faire, je vous souhaite bonne chance. Personnellement, très peu pour moi cela dit.

    Option 2 : vous voulez bien faire les choses et le futur qui se dessine ne correspond pas à ce que vous vouliez.

    • Pour commencer, ne désespérez pas.
    • Soyez positif. Peut-être avez-vous le pouvoir de changer la façon de faire les choses.
    • Recherchez des alliés susceptibles de vous aider à changer les choses pour apporter des améliorations étape par étape.
    • Tirez parti des petits succès, que ce soit un nouveau client ou un vendeur que vous avez pu former. Accordez-vous des moments d’auto-motivation.
    • Ne ratez pas une occasion de vous former vous-même et maintenez votre réseau de contacts bien à jour, au cas où des opportunités se présentent.
    • Tant que vous faites partie du projet, donnez-vous toujours à 110 % pour que l’on ne puisse jamais vous dire que « Vous ne l’avez pas » et, si les résultats ne sont toujours pas au rendez-vous, que vous puissiez être sûr d’avoir tout donné.
    • Ayez confiance en vous et en vos valeurs.
    • Du talent, vous en avez. Le succès n’est qu’affaire d’entraînement.
    • Ne vous hâtez jamais pour prendre une décision qui affecte votre avenir. Comme le dit la chanson, « you’ll never walk alone » : « Quand tu marches dans la tempête, garde la tête bien haute, et n’aies pas peur de l’obscurité. À la fin de l’orage, vient un ciel d’or »

    Dans le prochain article, qui conclura cette trilogie, je parlerai des nouveaux chefs : les chefs-coachs, le germe du leadership durable.

    Comme toujours, ce que j’écris reflète mon opinion. Mais ce qui m’intéresse, c’est de savoir ce que vous en pensez, vous. N’hésitez pas à en faire part en commentaire à cet article.

    Eduardo Sanz (@esanzm) est entrepreneur, coach et fondateur de « Directivos en Acción ».

     
  • Jeroen Sangers le 15/04/2013 à 09:29 Permalien | Répondre
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    Deux clés pour la productivité en groupe 

    Temps de lecture estimé : 5 minutes

    Note de l’éditeur : nous sommes heureux d’accueillir aujourd’hui sur notre blog un nouvel auteur. Jeroen Sangers (@JeroenSangers) est consultant en productivité personnelle et auteur du blog El Canasto. Il se spécialise dans les techniques modernes de gestion du temps, d’attention et de mise en application. Il offre ses services en formation et en conseil, et anime des conférences abordant une façon plus intelligente de travailler et de vivre.

    Tout entraineur d’une équipe sportive le sait : si tous les joueurs sont vus comme des stars, cela ne garantit pas pour autant que l’équipe gagne. Vous avez probablement pu constater que des grands clubs de football, qui ont dépensé des millions d’euros pour recruter les meilleurs joueurs, terminent parfois la saison à un classement inférieur que l’année antérieure. Pour qu’une équipe fonctionne, les bons résultats individuels ne suffisent pas.

    Productivité personnelle

    Personne ne travaille seul. Nous essayons de remplir l’intégralité de notre travail aussi bien que possible et avec un maximum d’efficacité. Mais pour nombre de nos tâches, nous dépendons de nos partenaires. Le développeur Web a besoin des textes du rédacteur, le département commercial nécessite les brochures du département marketing, le directeur marketing a besoin de l’état de production de nouveaux produits, etc.

    Il se peut que nous travaillions efficacement, mais si les collègues sont chaotiques, nous souffrons d’un manque de productivité.

    En fait, il est impossible d’extrapoler la productivité personnelle aux groupes de travail. Quels sont dès lors les deux clés de la productivité d’un groupe ?

    1. Rôles et responsabilités

    À mon avis, ce qui importe le plus pour construire une équipe productive est de connaître les autres membres du groupe. Chaque personne est différente et a ses forces, ses faiblesses et sa façon d’être. Tout comme les différentes positions dans une équipe de football, un groupe de travail fonctionne mieux si plusieurs profils de personnes sont présents. Chaque équipe a besoin d’un leader, d’une personne créative, de quelqu’un qui se charge des relations, de quelqu’un qui met la main à la pâte, etc.

    Au cours des années 70, la Dr Meredith Belbin a développé un modèle comptant 9 rôles essentiels dans l’équipe (figure 3.1, au chapitre 3). Nous pouvons utiliser ce modèle pour identifier les rôles de chacun des membres et déterminer les compétences manquantes dans notre groupe de travail.

    2. Communication interne

    Le deuxième point important est la communication interne pour que l’équipe soit très efficace.

    Le dilemme est que, d’une part, nous voulons connaître toutes les actions, les projets, les idées et les préoccupations de nos collègues, mais d’autre part nous ne voulons pas perdre de temps avec des informations inutiles.

    Il est essentiel par conséquent d’établir la meilleure forme de communication pour chaque cas. Dans de nombreux bureaux, lorsqu’un compagnon pose une question, nous tendons à nous lever et aller vers lui pour communiquer. Il est clair que cela nous interrompt dans notre travail.

    Il est dès lors préférable d’utiliser un moyen de communication moins envahissant, par exemple l’e-mail, un réseau intranet ou un réseau social d’entreprise. Nous pouvons bien sûr accorder moins de rigueur pour des cas spécifiques : comment communiquer si nous avons besoin d’une réponse immédiate ? Quels sont les médias dont nous disposons pour aborder des sujets sensibles ou des émotions ?

    Il n’existe pas de solution unique. La clé est de savoir quels sont les médias dont nous disposons, en apprendre davantage sur les avantages et les inconvénients de chaque moyen pour communiquer et établir un protocole de communication interne avec les autres membres de l’équipe.

    Si vous voulez faire partie d’une équipe productive et remporter le championnat, vous devez bien connaître l’équipe et disposer d’un canal de communication de qualité.

     

    Avez-vous déjà pu tester les fonctionnalités étonnantes des réseaux sociaux d’entreprise?
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  • Virginio Gallardo le 12/04/2013 à 10:16 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: apprentissage, communautés virtuelles, , formation sociale, , management 2.0, ,   

    La formation du futur : sociale et en communautés 

    Temps de lecture estimé : 8 minutes

    Note de l’éditeur : Virginio Gallardo nous offre cet article publié sur son blog (en espagnol) où il aborde les formes qu’adopteront les nouveaux environnements d’apprentissage social en communauté. Zyncro est prêt pour cette révolution. L’êtes-vous aussi ?

    Nous créons un savoir conséquent mais dont la péremption est très courte. Cela est à même de forcer les entreprises et les professionnels à réinventer les processus de gestion des connaissances, de formation et de développement de l’entreprise.

    Il y a des choses du passé que nous devons laisser dans le passé et enterrer pour de bon, car elles entravent les nouvelles façons de voir l’avenir, et cela est particulièrement vrai quand il s’agit de ce que nous savons de l’éducation et de la formation.

    Nous devrons apprendre à vivre avec de nouveaux concepts tels que les environnements d’apprentissage personnels, la « gamification », la socialisation de l’apprentissage, etc., même si beaucoup de ces concepts restent étranges et inconnus à nombre d’entre nous.

    Mais de toutes ces nouvelles formes d’apprentissage, je propose que nous réfléchissions au rôle des communautés, ces nouvelles structures organisationnelles qui ne sont pas créées principalement à des fins éducatives mais qui constitueront une immense source d’apprentissage dans notre avenir professionnel.

    L’apprentissage social en communautés

    Dans le monde de l’entreprise, l’apprentissage discipliné, conceptuel, détaché de la réalité, cognitif, discipliné et mobilisant la mémoire, disparaît progressivement. Mais la salle de classe perdure comme moyen principal de formation en entreprise. Nous devrons dès lors nous efforcer d’oublier cette manière d’appréhender l’enseignement dans les entreprises, car l’avenir n’a rien à voir avec cette réalité.

    Les nouvelles formes d’apprentissage seront souvent informelles en dehors du cadre de la classe, sans programme, par sérendipité, omniprésentes (à tout moment et n’importe où), collaboratives (en groupes sociaux de discussion), participatives ou inclusives, où nous ne seront pas seulement des destinataires mais aussi des créateurs d’idées et de contenu (« prosommateurs »).

    L’apprentissage s’intègrera aux comportements et aux valeurs de l’entreprise comme un phénomène collectif et continu qui affectera en permanence tous nos professionnels. Ainsi, depuis l’entreprise, nous devons demander et aider nos collaborateurs à créer leurs propres environnements personnels d’apprentissage social qui, dans certains cas, seront très liés à la compagnie, mais qui, à d’autres moments, seront en relation avec des professionnels ou des institutions et des systèmes éducatifs externes. Les professionnels qui tireront leur épingle du jeu seront des socialnetworkers experts en développement personnel en réseau.

    Parmi tous ces nouveaux phénomènes, la révolution la plus marquante dans le domaine proviendra de l’apprentissage partagé, dans des environnements de travail collaboratif : les communautés. Il s’agit habituellement d’environnements technologiques où l’on se connecte, partage, analyse, pose des questions, applique, analyse, entre autres.

    Les communautés conçues pour apprendre sont appelées communautés de pratique. Il s’agit des rassemblements les plus connus : des groupes formés dans le but de développer des connaissances spécialisées, partageant des acquis issus de la réflexion sur des expériences pratiques. L’on peut s’attendre à voir se créer ce type de communautés dans toutes les catégories d’entreprises et dans n’importe quel domaine des activités (commercial, production, direction, etc.).

    De nombreux employés intègreront des communautés de pratique externes. Compte tenu de la complexité et de la spécificité des connaissances d’un grand nombre de ses employés, les entreprises contribueront à leur formation à l’aide de ressources externes, pour disposer ainsi de travailleurs socialement intelligents. Cela se produira avec des organismes et des plateformes externes, dont beaucoup seront en réseaux ou agencés en groupes informels externes. De nombreux employés pourront créer leur espace personnel d’apprentissage social duquel dépendra leur réussite professionnelle.

    Mais les organisations intelligentes créeront principalement un autre type de communautés. Des communautés dont le but ne se limitera pas au partage des connaissances internes, mais qui s’étendra à la résolution des problèmes inhérents aux activités de l’entreprise où les connaissances des employés seront exploitées. Les organisations intelligentes chercheront à ce que leurs collaborateurs se mettent en relation avec d’autres professionnels, en particulier au sein de l’entreprise.

    Les environnements sociaux d’apprentissage les plus efficaces ne sont justement pas ceux créés à cette fin

    La théorie de l’apprentissage la plus pertinente qui s’applique à l’ère numérique est le « connectivisme » qui, d’après George Siemens, veut que l’apprentissage soit le fruit de la diversité offerte par la mise en relation de personnes (nœuds) et par la qualité de ces relations, où la prise de décision est elle-même un processus d’apprentissage en soi.

    Les nouvelles formes d’apprentissage mettent de plus en plus l’accent sur l’action et la prise de décision, réelles ou simulées, s’inscrivant dans le processus d’apprentissage en réseau. Les communautés conçues dans l’optique d’améliorer les processus, réduire les coûts, augmenter les ventes, analyser de nouveaux produits, seront les communautés où les acteurs apprendront davantage.

    La formation qui sera la plus prisée dans un avenir proche ne segmentera pas l’apprentissage et le travail, ne séparera pas la théorie de la prise de décision réelle et ne ségréguera pas les communautés pour l’apprentissage et celles pour la prise de décision. Les communautés où l’on apprendra le plus, celles qui seront les plus répandues, seront celles dont les objectifs seront orientés vers les activités opérationnelles habituelles : communautés pour l’amélioration, pour l’innovation, pour la créativité, intégrées au système, etc.

    Le but de ces communautés ne sera pas le développement de connaissances appliquées, mais bien le changement, la transformation ou l’atteinte d’objectifs. Elles seront créées pour innover, mais elles seront surtout la plus grande source d’apprentissage pour les nouvelles recrues de l’ère numérique.

    Ces communautés présenteront de nombreuses caractéristiques des communautés de pratique qui pointent aujourd’hui, mais la proactivité et le leadership partagé et le processus de création d’idées pour leur mise en œuvre (appelée « voyage d’idées ») constitueront les nouvelles bases du succès. Ces communautés formeront de nouvelles structures organisationnelles plus adaptables et flexibles, dans lesquelles seront distribués les rôles et où des décisions seront prises pour gérer les connaissances complexes grâce à la participation de différents spécialistes.

    Il sera alors impossible de séparer à nouveau le travail de l’apprentissage. Et cela nous obligera à nous remémorer des souvenirs d’enfance que nous ne devrions peut-être pas enterrer, pour ne pas oublier l’école et que là où nous apprenions le mieux était… la cour de récré. Nous nous rendrons compte que nous apprenions justement en expérimentant, en partageant et en créant de façon collaborative, en faisant des erreurs et en corrigeant le tir, pour atteindre des objectifs.

    Virginio Gallardo (@virginiog) est directeur de Humannova, une société espagnole de conseil en ressources humaines qui se charge d’accompagner les entreprises dans leur mise en place de l’innovation et dans leur gestion de la transformation. Il est auteur du livre « Liderazgo transformacional » (Le leadership transformationnel) et coordonnateur de Liderazgo e Innovación 2.0 (Leadership et innovation 2.0). Cet article a été publié sur son blog espagnol « Supervivencia Directiva » (Survie du leadership) où vous pouvez suivre ses pensées.

     

     
  • Sonia Ruiz le 25/03/2013 à 10:13 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: , , intranet 2.0, intranet social, livre blanc, management 2.0, , , , ,   

    [Livre blanc] Clés pour convaincre votre patron de mettre en place un réseau social d’entreprise 

    Temps de lecture estimé : 3 minutes

    Sonia Ruiz animera son propre atelier le 26 Mars à 17h : « Les clés de la communication pour lancer avec succès votre réseau social d’entreprise. »
    Vous apprendrez les moyens utilisés par Sonia pour obtenir une adoption rapide des réseaux sociaux d’entreprise par tous les collaborateurs de votre entreprise. Pour vous inscrire à cet atelier, cliquez ici.

    Vous retrouverez également Sonia lors de la conférence « Déploiement et lancement du RSE : quelle stratégie adopter ? » le 27 mars à 10h30. Pour vous inscrire à la conférence, cliquez ici.

    Vous connaissez déjà les avantages qu’offre la mise en œuvre d’un réseau social dans votre entreprise…
    Mais savez-vous comment convaincre votre patron ?

    Comment convaincre votre patron pour mettre en place un réseau social d’entrepriseC’est votre jour de chance ! Aujourd’hui, nous sommes heureux de présenter le livre blanc issu de la collaboration entre PrideCom et Zyncro avec des arguments essentiels pour convaincre la direction d’intégrer un réseau social d’entreprise.

    Ce document de méthodologie représente le premier d’une série complète de rapports qui sera publiée au cours des mois à venir, que présenteront Zyncro, votre réseau social d’entreprise, et PrideCom, une des agences de communication interne 2.0 pionnières au niveau mondial.

    Vous y trouverez :

    1. Les pistes nécessaires pour affronter la phase de promotion interne du projet, avec un argumentaire reprenant particulièrement les objectifs stratégiques et les avantages qu’un réseau social d’entreprise apporte à l’organisation

    2. Une liste des tâches exhaustive pour ne rien oublier de crucial au moment de vendre le projet

    3. Une recompilation de mythes auxquels vous devrez faire face, ainsi que les contre-arguments pour renforcer l’idée de la nécessité du projet.

    Si vous suivez les étapes indiquées, nous sommes convaincus que votre patron vous demandera enfin : On commence quand ?

    Téléchargez ce guide et devenez l’un des premiers à adopter le meilleur outil de promotion interne d’un projet social : Zyncro et PrideCom Vous songez à mettre en œuvre un réseau social d’entreprise mais… comment faire pour convaincre votre patron ?

    Si, après l’avoir lu, vous sentez que vous avez besoin d’aide pour construire un argumentaire plus adapté à votre organisation, n’hésitez pas à nous contacter pour que nous vous apportions notre soutien et pour assurer le succès de la vente en interne de votre projet. Envoyez-vous un mail à fans (@) pridecom.es pour que nous nous chargions de votre cas avec le plus grand dévouement.

    Grâce à l’expérience de Zyncro dans la mise en place de réseaux et à l’expertise de PrideCom dans la transformation culturelle, nous publierons conjointement des lignes directrices méthodologiques essentielles pour que la mise en œuvre de votre réseau social d’entreprise soit un succès quoiqu’il arrive.

    Téléchargez le guide et appliquez simplement les idées qu’il reprend. Les résultats ne pourront qu’être au rendez-vous :-)

    « L’attitude sociale engendre des résultats… même au niveau comptable ». C’est là l’optique que nous devons adopter pour présenter à la direction générale l’impact potentiel d’un projet de numérisation des activités de l’entreprise, si nous voulons qu’ils l’adoptent. Si vous avez l’intention de défendre une initiative de transformation numérique, ce livre blanc est fait pour vous. Vous y trouverez des conseils pratiques pour affronter la phase d’argumentation auprès de votre direction, une liste complète des tâches pour ne rien oublier de crucial au moment de vendre le projet et une liste des mythes que l’on rencontre dans les entreprises qui serviront d’épine dorsale à l’argumentaire de promotion interne.

    Ce document vous permettra de passer avec brio la première étape d’adoption d’un projet social… La seconde phase consistera à aider votre patron à adapter ses compétences à la philosophie SuperCo, ce que nous aborderons dans un autre épisode.

    Qu’attendez-vous ? Cliquez ici maintenant pour télécharger le livre blanc : « Vous songez à mettre en œuvre un réseau social d’entreprise mais… comment faire pour convaincre votre patron ? »

    Sonia Ruiz Moreno (@soniaruizmoreno) jouit d’une expérience de plus de 12 ans en communication d’entreprise dans des environnements multinationaux. Elle a fondé PrideCom, la première agence de communication interne 2.0. Elle a obtenu un Master en communication d’entreprise à l’Université de Lille III en France, une Licence en journalisme à l’Université Complutense de Madrid, et est membre du conseil de communication interne de DIRCOM. Elle est en outre conférencière et professeur dans diverses écoles de commerce spécialisées en communication interne 2.0.

     

     
  • Chris Preston le 19/03/2013 à 10:27 Permalien | Répondre
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    La confiance ne se demande pas : il vous faut la gagner 

    Temps de lecture estimé : 8 minutes

    Si vous voulez être un bon leader, vous devez inspirer la confiance à vos employés.   La confiance ne se demande pas : il vous faut la gagner. Savez-vous comment la construire ? Nous abordons aujourd’hui sur le blog de Zyncro le <I>Modèle de confiance totale</I> qui repose sur quatre éléments : les relations, l’honnêteté, l’humilité et la constance.La confiance est un bien mal distribué. Nous offrons une confiance aveugle en certaines personnes, par exemple en son chirurgien sur le point de nous opérer du cœur ou en notre mécanicien auquel nous confions notre voiture. D’autres, cependant, doivent s’efforcer pour gagner notre confiance et nous nous refusons de la lui donner sans que l’on nous montre patte blanche sur certaines exigences de base.

    « Faites-moi confiance », nous dit-on souvent dans ces cas. Dans le monde professionnel, il nous arrive de le demander à nos collègues, à nos partenaires, à nos clients et à nos amis. Nous utilisons ces mots avec sérieux, mais dans la pratique, combien d’entre nous savent vraiment créer les bases de la confiance ? Jusqu’à récemment, je n’en avais aucune idée. Comme la plupart des gens, je pensais que la confiance était quelque chose d’intangible qui augmente au fil du temps. Cependant, après de nombreuses heures de travail avec les dirigeants qui possèdent cette qualité, j’ai pu constater que cela dépend d’approches très sophistiquées qui se résument en quatre éléments constants, applicables à toutes les situations où vous devez établir une relation de confiance avec une personne, une équipe ou une organisation.

    Le Modèle de confiance totale s’appuie sur quatre éléments qui en sont la condition sine qua non : les relations, l’honnêteté, l’humilité et la constance.

    Chaque fois que je détaille les quatre composantes de ce modèle, la première question que l’on me pose est la suivante : « Laquelle vous semble la plus importante ? » Difficile à dire, puisque tous ces principes sont interdépendants et si l’on en ignore un, le cercle est rompu. Mais il en est un que nous oublions tous systématiquement, que je garderai donc pour la fin.

    1. Investir dans les relations

    Le premier élément est l’investissement dans les relations, c’est-à-dire consacrer du temps et des efforts à se faire connaître d’autrui, mais aussi à apprendre à les connaître. Si vous demandez à quelqu’un de vous faire confiance, il est logique que cette personne connaisse un peu celle qui demande de lui porter crédit. Dans le cas contraire, c’est un peu comme si un étranger cherchait à vous emprunter de l’argent.

    Mais il ne suffit pas pour cela de se connaître les uns les autres : il faut prouver ses intentions, quitte à ce que ce soit à travers une chose aussi simple qu’appeler ses interlocuteurs par leur nom. Un des PDG avec qui je collabore s’est mis au défi en apprenant le nom de six personnes chaque semaine afin d’augmenter le degré de confiance qu’il inspire. Chaque fois qu’il les a appelées par leur nom, la réaction a été spectaculaire : elles montraient plus d’entrain et interagissaient avec lui plus ouvertement.

    2. Sincérité

    Nous avons ensuite besoin de plus de sincérité, de ne pas fuir les conversations difficiles que personne ne veut entendre. Certains dirigeants ont un tel désir de popularité qu’ils préfèrent éviter de parler des aspects négatifs, ce qui justement provoque la méfiance puisque les employés finissent toujours par les découvrir par eux-mêmes et se demandent pourquoi on ne les a pas informés avant. La sincérité est également admettre que l’on a eu tort, sans décharge ou détour de la réalité. L’idée est ici de convertir la vérité en l’une de vos vertus.

    3. Humilité

    Vient ensuite l’humilité, c’est-à-dire être capable de mettre de côté l’autorité, le poste et la hiérarchie, pour accepter les opinions les plus sévères et les échecs personnels directement et sans être sur la défensive. En fait, l’étymologie du mot est « de la terre ». Être humble consiste à se placer sur terre ferme et à s’écarter de sa position de pouvoir, ce qui permet aux autres de voir votre côté humain. Dans une société technologique avec laquelle je travaille, le canal de communication directe avec le directeur général prend la forme d’un « N’hésitez pas à en parler au directeur général » (auparavant, il s’agissait bien plus d’un « Demandez au PDG s’il veut bien ») et reçoit un grand nombre de propositions réfléchies.

    4. Constance

    Enfin, l’aspect que je considère comme le plus négligé est la constance. Cet élément nécessite l’application des trois points précédents, de façon répétée et adoptant toujours la même façon. Nombreux sont celles et ceux qui affirment, surtout lorsqu’il s’agit de l’aspect Investir dans les relations, qu’ils le mettent en œuvre « quand ils en ont le temps ». Mais si vous n’êtes pas cohérent, vos interlocuteurs perdent foi en vous et la confiance est brisée.

    La constance consiste à avoir le désir, l’approche et les outils nécessaires pour mettre en œuvre des stratégies à long terme à l’égard des personnes, des informations et de vous-même. Elle implique aussi un contrôle actif de votre propre comportement pour identifier lorsque vous devenez inconstant, les moments où votre orgueil s’interpose ou quand vous ne parvenez pas à expliquer un message difficile, mais elle suppose aussi vous mettre au défi de réduire voire d’éliminer ces situations.

    Ces quatre éléments peuvent s’appliquer à tous les types d’interactions. Si les clients reçoivent un service incohérent qui les traite comme un simple numéro, ils seront sur le départ sans tarder. Les employés qui travaillent pour un chef qui n’a jamais dit la vérité sur les aspects négatifs trouveront des dirigeants plus dignes de confiance pour lesquels travailler. La confiance s’étend même à toute l’organisation : les entreprises qui adoptent des valeurs nouvelles tous les 12 ou 18 mois auront du mal à gagner la confiance de ses employés.

    Mon dernier avertissement sur la confiance est que l’obtenir ne vous convertit pas automatiquement en quelqu’un d’apprécié de tous. Cela ne peut se faire que par votre contribution personnelle à ces quatre éléments. Être systématiquement désagréable aussi engendre d’une certaine façon de la confiance, certes un peu malsaine, dans la mesure où les gens savent que vous agirez toujours de la même façon. Pour atteindre l’équilibre idéal, travaillez méthodiquement les quatre domaines décrits en vous concentrant sur votre style personnel, en les mettant tous en pratique, de manière juste et mature.

    Chris Preston (@Trimprop) est Licencié en Psychologie et spécialiste en communication interne et en développement d’équipes. À l’heure actuelle, il développe son activité professionnelle en tant que directeur de The Culture Builders.

     

     
  • Eduardo Sanz le 12/03/2013 à 10:05 Permalien | Répondre
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    Leader dans les moments difficiles (I) : un mal nommé « pseudoleader » 

    Temps de lecture estimé : 4 minutes

    Note de l’éditeur : Nous accueillons aujourd’hui sur notre blog un nouveau collaborateur. Eduardo Sanz est entrepreneur, coach et fondateur de « Directivos en Acción » (Cadres en action). Il nous fera part de ses connaissances en entreprise 2.0, en ressources humaines et en leadership.

    Cet article est le premier d’une série qui, je l’espère, ouvrira la porte à un partenariat durable avec ce blog. J’avoue être un poil provocateur lorsque j’écris. Mon but est de faire puiser dans les consciences de tout un chacun et réfléchir sur le chemin à suivre. Je vous parlerai donc, à travers une série de trois articles, de l’évolution du leadership ayant eu cours ces trois dernières années pour en arriver au modèle de leadership qui, de mon point de vue, devrait s’imposer à l’avenir : le leadership durable.

    La semaine dernière, j’ai eu l’occasion de faire une présentation sur ce nouveau paradigme de leadership au cours de la présentation de l’ouvrage dont je suis co-auteur, « 200 millions sur LinkedIn : le PDG est devenu obsolète » (en espagnol sous le titre original « LinkedIn 200 millones: el CEO se ha quedado obsoleto »). Dans un monde caractérisé par la rapidité avec laquelle l’information, l’actualité et les opportunités d’affaires circulent, il existe encore de nos jours des pseudoleaders qui pensent être les seuls à connaître l’unique modèle pour gérer « leur » entreprise. Et j’insiste sur « leur », car à la moindre occasion de dialogue, ils ne manquent pas de glisser un « c’est moi qui commande », se méfient de tout changement et considèrent que la télécopie n’a pas encore rencontré d’égal en tant que technologie de gestion.

    Qu’est-ce qu’un pseudoleader ? Caractéristiques :

    1. Les pseudoleaders rappellent étrangement à ses grands chefs des tribus anciennes, où tout le monde venait demander conseil ou qui prenaient les décisions. En lui résident, naissent et meurent les seules connaissances de l’organisation et s’il n’est pas présent, rien ne peut se faire.
    2. Il est toujours seul à décider et tout passe par lui. Il ne se fie de personne (par exemple, je vous raconterai l’histoire d’un de mes collègues où, dans une entreprise comptant 450 salariés et réalisant un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros, il est impossible de n’acheter ne serait-ce que du papier toilette sans l’autorisation du Président).
    3. Il croit fermement que l’information c’est le pouvoir, et il ne compte pas la partager.
    4. Il veut que l’ensemble de l’organisation tienne par lui-même.
    5. Il récompense ce qu’il appelle la fidélité (la servitude) au détriment du talent et ne supporte pas les opinions divergentes de la sienne.
    6. Il se méfie des nouvelles technologies et pense que son équipe les utilise pour des choses qui n’ont rien à voir avec le travail.
    7. Il considère la formation et le développement de son équipe comme une dépense et non comme un investissement.

    Avoir un pseudoleader dans son organisation a des conséquences sérieuses sur celle-ci

    1. De par sa façon de gérer tout et dans les moindres détails, il paralyse et bloque les processus de travail. Dans un monde qui bouge à la vitesse d’une Ferrari, il va encore à cheval comme les chefs de tribus indiennes et fait que les décisions soient prises tardivement.
    2. S’il ne réagit pas vite, lui et son entreprise deviendront obsolètes et provoqueront une crise de gestion et de leadership.

    Heureusement, Il est encore temps de réagir et, comme nous le verrons dans le prochain article de cette série, il existe un autre modèle et une autre façon de l’atteindre. Et dans compagnie, reste-t-il encore des pseudoleaders ou avez-vous des dirigeants dignes de ce nom ?

    Eduardo Sanz (@esanzm) est entrepreneur, coach et fondateur de « Directivos en Acción ».

     

     
  • Virginio Gallardo le 26/11/2012 à 10:18 Permalien | Répondre
    Mots-clefs: , , management 2.0   

    Vers un nouveau paradigme : la dimension sociale et l’innovation dans l’entreprise 

    Temps de lecture estimé : 8 minutes

    La crise que nous traversons actuellement est essentiellement une crise de paradigme, causée par une vision de l’entreprise et des organisations où les aspects collectif et social ne semblent pas avoir la moindre importance.

    Le secret de la richesse d’un pays réside dans l’innovation. Mais cette dernière est un processus social qui exige du courage, une volonté de se réinventer et suppose en particulier que les dirigeants donnent l’élan nécessaire à la dimension collective de nos organisations.

    Plus vite nous en comprendrons et en partagerons le diagnostic, mieux cela vaudra. Mais il ne suffit pas de répéter le remède « innovation ». Nous devons la faire nôtre et lui donner les moyens dont elle a besoin. Plus nous attendrons à les mettre en œuvre, plus nous aggraverons la crise que nous traversons.

    La nouvelle base de la compétitivité : le nouveau paradigme du « collectif »

    La crise n’est pas tant une crise qu’un changement de paradigme social et du monde de l’entreprise ; et sortir de la crise demande de prendre l’innovation sous l’optique du défi principal de l’entrepreunariat, ce qui implique de nouvelles méthodes de gestion des talents sur une base collective.

    Le nouveau paradigme implique de la vitesse, suppose de comprendre que ce que nous savons du passé nous sert toujours moins à prévoir l’avenir. Le succès sera au rendez-vous pour ces organisations qui sont en mesure d’apprendre, de réapprendre et de se réinventer plus rapidement.

    La réinvention implique l’apprentissage collectif, le courage de changer qui, à son tour, exige de fortes doses de leadership qui favorise le changement collectif.

    Le nouveau paradigme implique la complexité dans un monde où la péremption et la surinformation s’avèrent impossibles à gérer, où de nouvelles formes de prise de décision sont nécessaires et où les leaders doivent se montrer capables de créer des environnements collectifs, de savoir où se prennent les meilleures décisions et plus rapidement, qui ne se laissent pas paralyser par la complexité.

    Ce nouveau paradigme s’est traduit en une révolution du management qui tire parti de la technologie. C’est une révolution de valeurs s’appuyant sur l’engagement, la transparence, la collaboration, la méritocratie, la créativité et le talent comme nouvelles bases de l’innovation, mais qui nécessite surtout un nouveau type de leadership qui comprend la dimension sociale de l’innovation, sa dimension collective.

    Ancrés dans le paradigme de l’individu

    La porte du bien-être économique, celle de la sortie de la crise, consiste à anticiper en montrant les nouvelles directions à prendre. L’innovation proactive suppose de « changer les choses qui fonctionnent avant que les autres s’en chargent » dans les entreprises, institutions sociales et administrations publiques. Mais nos dirigeants et les employés agissent encore selon d’anciens critères. Nos dirigeants politiques, nos dirigeants institutionnels et nos chefs d’entreprise sont nés et ont grandi dans des institutions, administrations et entreprises créées pour d’autres paradigmes plus stables et plus prévisibles, où ils ont socialisé selon des cultures et des règles anciennes.

    La crise économique, la crise financière, la crise institutionnelle sont une même crise du management. Et dans ce domaine, les économistes et les politiciens n’ont pas tendance à s’avérer des experts. La principale difficulté à surmonter la crise correspond à un problème de cadres de référence en mal d’adaptation et de valeurs culturelles du passé qui nous affectent en tant que société, mais qui affectent en particulier nos chefs d’entreprise qui doivent agir comme moteur du changement.

    Les dirigeants ont tendance à être le reflet des cultures de nos entreprises et de la société : le changement social entraine un changement de leadership mais le leadership provoque aussi un changement social. Il s’agit là d’une équation qui doit s’adapter en permanence.

    Le renouveau de nos dirigeants se produira par le besoin de régénération, de réinvention, de transparence, de comprendre les nouveaux paradigmes, de par le changement culturel de nos institutions et entreprises. Petite annonce : on recherche de façon urgente des dirigeants qui oublient rapidement les règles du passé.

    Le leader comme moteur d’une gestion plus collective

    Nos dirigeants ne font souvent pas partie de la solution : ils font partie du problème. Au lieu de promouvoir de nouvelles valeurs et de nouvelles formes de gestion génératrices de richesse, ils tentent d’appliquer des solutions anciennes à des problèmes nouveaux : ils demandent plus d’efforts, pas plus d’intelligence ou de créativité. ils réclament plus de discipline et d’ordre au lieu d’offrir une plus grande souplesse.

    Les nouvelles formes de compréhension de l’entreprise, le talent humain, le rôle de l’engagement, la créativité et les nouvelles valeurs sont la solution pour le dynamisme économique qui favorise l’innovation.

    Il s’agit de promouvoir des environnements économiques et sociaux qui favorisent les nouveaux entrepreneurs et dirigeants. Des environnements professionnels où le collectif et le social sont plus importants.

    L’innovation représente le défi des entreprises de notre siècle, il s’agit d’un processus social. Le leadership nouveau favorise de plus en plus le collectif et la collaboration. Le talent individuel est nécessaire mais ne suffit pas : la créativité et l’innovation sont des procédés qui s’appuient sur la conversation, l’intelligence devient collective, le nous devrait être revalorisé face au je. La mutation de nos organisations est profonde.

    Le rôle des dirigeants est appelé à changer en donnant un plus grand protagonisme aux mécanismes sociaux et collectifs de l’entreprise. Le rôle du dirigeant comme moteur du changement est essentiel pour créer ces nouveaux environnements innovants où sa mission principale consiste à diriger les autres, à créer d’autres dirigeants, à générer l’apprentissage, l’intelligence et la décision collective de nos organisations (entreprises, administrations publiques et institutions sociales).

    La génération de richesse est quelque chose qui se fait depuis l’entreprise, les entrepreneurs, les administrations et les institutions publiques. Si la nature des règles de gestion, si le management s’appuie sur le passé, la crise telle que nous l’appelons continuera.

    Aurons-nous des dirigeants qui agissent comme moteurs du changement ? Comment promouvoir le changement ?

    Virginio Gallardo est directeur de Humannova, une société espagnole de conseil en ressources humaines qui se charge d’accompagner les entreprises dans leur mise en place de l’innovation et dans leur gestion de la transformation de l’organisation. Il est auteur du livre « Liderazgo transformacional » (Le leadership transformationnel) et coordonnateur de Liderazgo e Innovación 2.0 (Leadership et innovation 2.0). Cet article a été publié sur son blog espagnol « Supervivencia Directiva » (Survie du leadership) où vous pouvez suivre ses pensées.

     

     
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